Marianne Epin, comédienne et metteure en scène, compagne de Fellag, est décédée

 Marianne Epin, comédienne et metteure en scène, compagne de Fellag, est décédée

Marianne Epin


A l'heure où la France rendait un vibrant hommage à Johnny Hallyday, une grande dame du théâtre français, Marianne Epin, compagne de l'humoriste algérien Fellag, est morte ce samedi 9 décembre, dans une quasi-indifférence générale. 


Marianne Epin, comédienne mais aussi metteure en scène, est décédée à l'âge de 65 ans. Elle se battait depuis une vingtaine d'années contre un cancer. 


Les Algériens l'a connaissent bien depuis qu'elle était apparue dans les spectacles de Fellag, l'un de leurs humoristes préférés. D'abord en 2008, dans "Tous les Algériens sont des mécaniciens" où en plus de mettre en scène cette pièce à succès, elle y interprétait le rôle de sa femme Shéhérazade, un professeur de français. Dans "Petits chocs de civilisation", en 2011, Fellag se retrouve seul sur scène. Il sera dirigé une nouvelle fois par Marianne Epin. Les deux avaient fini par tomber amoureux dans la vraie vie. 


Formée au Conservatoire national supérieur d'art dramatique, Marianne Épin a joué et monté de nombreuses pièces de théâtres. Elle a également eu plusieurs rôles au cinéma et à la télévision.


Membre de la Comédie-Française de 1986 à 1991, Marianne Epin a eu aussi la responsabilité de la programmation du Théâtre national de la Criée à Marseille de 1995 à 2001. 


Révélation théâtrale en 1984, elle avait obtenu la même année, le Prix du Syndicat de la critique. En 1985, elle s'était vue remettre le prestigieux Prix Gérard Philipe, avant d'être nominée vingt ans plus tard, au Molière en 2005 pour son rôle dans "Hannah K" de Renaud Meyer.


Nadir Dendoune

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.