Le président de la Cour annule la mise en liberté de Moussa, l’humanitaire emprisonné au Bangladesh

 Le président de la Cour annule la mise en liberté de Moussa, l’humanitaire emprisonné au Bangladesh

Maxime Puemo Tchantchuing alias Moussa


 


Triste nouvelle. Rebondissement dans l’affaire Moussa. Ce mercredi 13 janvier, l’association Barakacity, par le biais de l’avocat de l’humanitaire, a annoncé sur sa page Facebook que « l’ordonnance de mise en liberté a été vulgairement raturée à la main, emportant son annulation. Le Président de la Cour, qui a finalement accepté de nous rencontrer, nous indique que le ministère de la Justice (au Bangladesh, NDLR) aurait donné des instructions sur ce dossier », déplore l’association. 


 


Lundi, après vingt jours de détention dans la prison de Cox’s Bazar (Moussa a été incarcéré le 22 décembre 2015), le jeune homme, qui était parti pour une mission humanitaire en faveur de la minorité musulmane rohingya, avait pourtant obtenu une libération sous caution.


Toujours sur sa page Facebook, l’association a réagi vivement: « Nous sommes complètement déconcertés par ce nouveau rebondissement, qui nous laisse sans voix ». Une pétition en soutien à Mouss a déjà recueilli près de 450 000 signatures


Le 17 décembre dernier, Moussa avait quitté le sol français pour venir en aide à la communauté rohingya, une minorité musulmane persécutée dans cette région asiatique. Seulement quelques jours après son arrivée, il a été soupçonné « d’activités suspectes en lien avec le terrorisme » et « d’avoir utilisé une fausse identité » par les autorités locales. Il s’appelle, pour l'état civil, Maxime Puemo Tchantchuing, mais tout le monde le connaît sous le nom de Moussa. 


Pour beaucoup, son incarcération a un lien direct avec son soutien aux Rohingyas


Nadir Dendoune

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.