Deux réalisateurs algériens font un carton au festival méditerranéen

 Deux réalisateurs algériens font un carton au festival méditerranéen

Lotfi Bouchouchi auteur de « Le puits »


 


Ils sont algériens, ils font du cinéma et ils viennent de tout rafler au festival du film méditerranéen d'Alexandrie, qui s'est achevé ce mardi 8 septembre en Égypte. 


 


La fiction "Le puits" et le documentaire "Akher Kalam" (Les dernières paroles) des réalisateurs algériens Lotfi Bouchouchi et Mohamed Zaoui ont remporté les prix du meilleur film et du meilleur documentaire arabes. Mais ce n'est pas tout …



"Le puits", la première fiction de Lotfi Bouchouchi raconte le drame sur le siège d'un village du sud de l'Algérie par des militaires français durant la guerre d'indépendance.  En compétition dans la section "Nour-al-Sharif du meilleur film arabe", le film a également reçu les prix du meilleur réalisateur, du meilleur scénario ainsi que le prix du meilleur rôle féminin, attribué à l'actrice algérienne Nadia Kaci ! 



Dans "Akhir Kalam"le journaliste et documentariste Mohamed Zaoui filme, quant à lui, une rencontre avec l'écrivain algérien Tahar Ouattar (1936-2010) réalisée peu avant sa disparition.



Fondé en 1979 par l'association égyptienne des auteurs et critiques de cinéma, le festival du film méditerranéen d'Alexandrie est considéré comme l'un des plus vieux festivals de cinéma dans le monde arabe.



Trente-trois films (entre longs, courts métrages et documentaires) en provenance de plusieurs pays méditerranéens étaient en compétition lors de cette 31e édition du Festival dont la compétition internationale a été dominée par le film albanais "Aksamtou An Takouni âadra" (je jure que tu seras vierge).


Nadir Dendoune

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.