Fin programmée du partenariat entre Orange et Partner

 Fin programmée du partenariat entre Orange et Partner

Le directeur général adjoint et le PDG d’Orange


 


Les opérateurs français Orange et israélien Partner sont parvenus à un accord permettant à Orange de pouvoir reprendre le contrôle de sa marque dans les 24 mois, a annoncé ce mardi 30 juin l'opérateur français dans un communiqué, mettant ainsi un terme à la récente polémique. C'est la fin programmée du partenariat entre les deux entreprises qui s'annoncent. 


 


Ce nouveau contrat accorde aux deux marques le droit de résilier l'accord de licence en vigueur permettant à la société israélienne d'exploiter la marque Orange.

Si Partner n'exerce pas son droit de résiliation dans un délai de 12 mois, Partner ou Orange pourront alors résilier l'accord de licence de marque au cours des 12 mois suivants.



Cet accord prévoit le paiement de 40 millions d'euros à Partner pour réaliser une étude de marché afin d'évaluer la façon dont la société israélienne "s'intègre à la dynamique du marché des services de télécommunication en Israël". Un paiement additionnel de 50 millions d'euros devra être payé à Partner si l'accord de licence de marque est résilié dans un délai de 24 mois.


"Les discussions ont été pragmatiques, menées dans une bonne entente et les deux parties sont parvenues à un accord mutuellement satisfaisant", s'est félicité Pierre Louette, directeur général adjoint d'Orange, interrogé par l'AFP.


 


"C'était une situation héritée d'un contrat précédent avec un droit d'utilisation quasi éternel, nous avions intégré une clause de garantie de rendu dans 10 ans mais désormais nous avons la possibilité de récupérer la marque assez vite, c'est une bonne chose", a ajouté M. Louette.


Derrières ces bonnes manières, c'est la fin programmée du partenariat entre les deux entreprises qui s’esquisse, quelques semaines après une polémique, qui a vu Orange se retrouver au cœur d’une tempête médiatico-diplomatique.


Au début du mois de juin dernier, en déplacement au Caire, Stéphane Richard, le PDG d’Orange avait déclaré que, s’il le pouvait, il déciderait dès « demain » le retrait d’Orange d’Israël. Ces propos avaient été interprétés par beaucoup (et pas seulement en Israël) comme une volonté de quitter le pays et semblaient faire écho aux appels au boycottage lancés contre l'entité sioniste. 


Sous les pressions, Stéphane Richard avait été contraint de se rendre en Israël pour s'y fendre en excuses et afin « de clarifier ce malentendu (…) et d’apporter toutes les précisions nécessaires pour mettre un terme à cette polémique et y réaffirmer l’engagement du groupe ». 


Avec la signature de ce nouveau contrat, Orange reprend ses billes et se désengage… Une bonne nouvelle ! 


Nadir Dendoune

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.