Un Palestinien de 17 ans tué par l’armée israélienne

 Un Palestinien de 17 ans tué par l’armée israélienne

Veillée funèbre autour du corps de Mohammad Mounir al-Tamimi, à Deir Nizam, à l’ouest de la ville de Ramallah en Cisjordanie occupée, le 24 juillet 2021, à la suite de sa mort des suites de blessures par balles subies la veille lors d’affrontements avec des soldats israéliens. ABBAS MOMANI / AFP

Un adolescent palestinien, blessé vendredi 23 juillet dans des affrontements avec des soldats israéliens en Cisjordanie occupée, est décédé des suites de ses blessures à l’hôpital, a indiqué le ministère palestinien de la Santé. Il s’agit de Mohammed Mounir al-Tamimi, âgé de 17 ans, qui a succombé à ses blessures par balles à l’hôpital, précise le ministère dans un communiqué.

 

Des heurts ont opposé vendredi 23 juillet des Palestiniens manifestant contre la colonisation israélienne et des soldats israéliens en Cisjordanie occupée, faisant 320 blessés palestiniens, la majorité par du gaz lacrymogène, ont indiqué les services de secours du Croissant-Rouge palestinien. Ces derniers ont aussi fait état de 21 personnes touchées par des balles réelles et 68 par des balles en caoutchouc. Des centaines de Palestiniens s’étaient rassemblés dans l’après-midi dans la localité de Beita, à proximité de Naplouse, point chaud ces derniers mois, pour protester contre la colonie d’Eviatar, située à proximité.

Des colons israéliens s’étaient installés début mai sur une colline près de Naplouse afin de fonder la colonie sauvage d’Eviatar.

Après plusieurs semaines d’affrontements et de tensions, un accord a été conclu avec les colons d’Eviatar qui ont évacué les lieux mais en laissant leurs mobile-homes, le temps que le ministère israélien de la Défense passe en revue les droits de propriété des terres afin de déterminer si elles peuvent être considérées comme israéliennes. Si le ministère statue en faveur des colons, ces derniers seront alors autorisés à s’implanter de manière plus pérenne. En attendant, l’armée israélienne maintient sa présence sur les lieux.

L’accord conclu avec les colons a été rejeté par le maire palestinien de Beita qui a affirmé que les «affrontements et les manifestations se poursuivraient» tant que des Israéliens «demeurent sur nos terres». La Cisjordanie est un territoire palestinien occupé depuis 1967 par Israël et toutes les colonies israéliennes qui s’y trouvent sont considérées illégales au regard du droit international. Près de 500.000 personnes vivent aujourd’hui dans des colonies israéliennes en Cisjordanie. A Jérusalem Est, ce 200000 Colons israéliens qui vivent dans cette partie palestinienne de la ville en toute illégalité.

 

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.