JO de Tokyo : le Marocain Soufiane El Bakkali enfin en or sur 3000 m steeple

 JO de Tokyo : le Marocain Soufiane El Bakkali enfin en or sur 3000 m steeple

Le Marocain Soufiane El Bakkali (D) remporte la finale du 3000 m steeple hommes, suivi de l’Éthiopien Lamecha Girma (C) et du Kenyan Benjamin Kigen (G) troisième lors des Jeux Olympiques de Tokyo 2020 au Stade olympique de Tokyo le 2 août 2021. JEWEL SAMAD / AFP

Le Marocain Soufiane El Bakkali, 25 ans, a fait tomber la suprématie kényane sur le 3 000 m steeple aux JO en s’imposant ce lundi 2 août devant l’Éthiopien Lamecha Girma et le Kenyan Benjamin Kigen. Il est le premier champion olympique du Maroc depuis Hicham El Guerrouj en 2004.

 

Soufiane El Bakkali, qui partait avec l’étiquette du favori, a lui répondu aux attentes. Le coureur de Fès, 4e sur la distance aux Jeux Olympiques de Rio il y a cinq and, a accéléré dans les 200 derniers mètres pour déposer les Ethiopiens qui avaient fait la course en tête.

Soufiane El Bakkali est ainsi devenu le premier Marocain médaillé d’or depuis Hicham El Guerrouj en 2004. La légende marocaine avait réalisé le doublé 1500m/5000m à Athènes.

L’athlète a surtout mis fin à Tokyo à l’incroyable domination kényane sur la distance, après neuf titres olympiques consécutifs depuis 1984. El Bakkali succède ainsi à Conseslus Kipruto, vainqueur il y a cinq ans à Rio et absent cette année.

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.