Les Vélib’ sont de retour à Saint-Ouen

 Les Vélib’ sont de retour à Saint-Ouen

Station Velib’ – Gilles Targat / Photo12 via AFP

Chose promise chose due. Trois ans après leur départ, huit stations Vélib’ ont été mises en service à Saint-Ouen (93) ce mercredi 18 août.

 

« Comme nous nous étions engagés, nous avons inauguré ce matin la première mise en service de la station à Garibaldi », a annoncé fièrement Karim Bouamrane le maire socialiste de la ville.

Karim Bouamrane, maire de Saint-Ouen.
Karim Bouamrane, maire de Saint-Ouen. Photo : Nadir Dendoune

Cinq autres stations ont également ouvertes ce mercredi. Les deux autres devraient être mises en service prochainement. « Au total, Saint-Ouen sera dotée de huit stations comprenant 25 à 40 vélos, dont la moitié sera à assistance électrique», précise encore Karim Bouamrane.

Les stations seront réparties sur une large partie du territoire de la ville. A proximité des portes d’abord, avec une station dans le quartier Debain et une station avenue du Capitaine Glarner et aussi deux stations dans le quartier des Docks. Les autres seront situées à la mairie, à la gare RER C et la dernière à proximité du Stade Bauer.

Saint-Ouen était la dernière ville limitrophe de Paris à ne pas avoir réinstallé des stations Vélib’ depuis le changement d’opérateur survenu en janvier 2018.

L’ancien maire de Saint-Ouen William Delannoy avait refusé d’installer les nouveaux Vélib’, considérant que ce n’était pas à la ville (dont la compétence voirie avait été transférée au territoire Plaine Commune) de financer ces nouvelles stations 10 000 € chacune.

Au total, les 8 nouvelles stations auront coûté 240 000 euros. « La ville a financé à 30%, soit 10000 euros par station. Le reste de la somme a été prise en charge par la métropole du grand paris et la Région Île-de-France », détaille Karim Bouamrane.

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.