Israël somme l’Unrwa, l’agence de l’ONU d’aide aux réfugiés palestiniens, de quitter Jérusalem d’ici le 30 janvier

 Israël somme l’Unrwa, l’agence de l’ONU d’aide aux réfugiés palestiniens, de quitter Jérusalem d’ici le 30 janvier

Clinique de l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) située dans le camp de Jabalia pour réfugiés palestiniens, dans le nord de la bande de Gaza, détruite par l’armée israélienne le 19 janvier 2025. Photo : Omar AL-QATTAA / AFP

Jusqu’où ira Israël ? Israël a annoncé que l’Unrwa, l’agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens, devra quitter son territoire d’ici le 30 janvier et que toute collaboration avec elle prendra fin.

Cette mesure, adoptée par le Parlement en octobre, est motivée par des accusations contre certains employés de l’agence, soupçonnés d’implication dans l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023. Elle implique notamment l’évacuation des installations de l’Unrwa à Jérusalem, y compris Jérusalem-Est annexée, où l’agence gère des écoles et des centres de santé.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a dénoncé cette décision comme étant « déraisonnable » et contraire aux obligations internationales d’Israël, qui ne peut exercer de souveraineté sur les territoires palestiniens occupés. Il a demandé au gouvernement israélien de revenir sur cette mesure.

Le chef de l’Unrwa, Philippe Lazzarini, a alerté sur les conséquences de cette attaque contre l’agence, affirmant que cela met en péril la vie et l’avenir des Palestiniens. Il a dénoncé une décision qui « se moque du droit international » mais a réaffirmé la volonté de l’Unrwa de poursuivre sa mission tant que possible.

L’ambassadeur palestinien à l’ONU, Riyad Mansour, a souligné que l’Unrwa et l’Autorité palestinienne sont les seules entités capables de répondre aux besoins urgents des Palestiniens, accusant Israël de vouloir les priver de toute aide.

La France a condamné la décision israélienne et appelé à son retrait, insistant sur le rôle indispensable de l’Unrwa.

Sans surprise, les États-Unis, soutiennent Israël en affirmant que cette mesure est une « décision souveraine ». L’administration Biden, bien que suspendant son financement à l’Unrwa, considère que d’autres alternatives humanitaires existent.

Cependant, l’ONU et plusieurs États membres répètent qu’il n’y a pas d’alternative viable à l’Unrwa, décrite comme la « colonne vertébrale » de l’aide humanitaire à Gaza.

Avatar photo

Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.