5 millions de palmiers-dattiers pour sauver les oasis marocaines

 5 millions de palmiers-dattiers pour sauver les oasis marocaines

Le Maroc poursuit la reconstitution des palmeraies dans le cadre du programme de 5 millions de palmiers-dattiers d’ici 2030. © FADEL SENNA / AFP

Face aux fragilités croissantes des zones oasiennes et aux défis de la filière dattière, le Maroc accélère la reconstitution de ses palmeraies. L’ambition est de planter 5 millions de palmiers-dattiers d’ici 2030, afin de préserver un patrimoine génétique unique et de renforcer la résilience des écosystèmes du Sud.

Un programme inscrit dans Génération Green

L’Institut national de la recherche agronomique (INRA), qui porte cette initiative, l’inscrit dans la stratégie Génération Green 2020-2030. Objectif affiché : atteindre un excédent de production de dattes. L’institut intervient notamment dans le développement des zones oasiennes et la valorisation du patrimoine génétique phoenicicole, a précisé sa directrice, Lamiae Ghaouti.

Palmiers-dattiers : contrôle de la qualité génétique

Acteur central du dispositif, l’INRA fournit des vitroplants sélectionnés et veille à leur qualité génétique. L’institut développe également des souches résistantes aux maladies, notamment au Bayoud, une fusariose vasculaire du palmier dattier, a-t-elle ajouté en marge de la première édition du Forum national des oasis, organisée à Zagora du 9 au 12 avril.

Dans le cadre de ce programme, l’INRA intervient en amont de la filière en produisant des souches bourgeonnantes, afin de réhabiliter les palmeraies traditionnelles et soutenir les extensions sous forme de plantations modernes.

Oasis et patrimoine génétique

Le Forum national des oasis a constitué une plateforme d’échanges autour des défis auxquels sont confrontés ces écosystèmes, ainsi que des solutions à promouvoir dans une perspective de durabilité et de préservation du patrimoine naturel.

En marge de l’événement, une délégation officielle a visité le domaine expérimental Nebch de l’INRA à Zagora. Créé en 1964, ce site de recherche dédié au palmier-dattier abrite d’importantes collections in vivo de variétés locales et internationales, constituant un patrimoine génétique majeur pour la préservation de la biodiversité phoenicicole nationale.