Le FICAK 2026 fait de Khouribga la capitale du cinéma africain

Le FICAK entend avant tout célébrer la richesse des identités africaines et la diversité culturelle du continent
Du 30 mai au 6 juin 2026, Khouribga accueillera la 26e édition du Festival International du Cinéma Africain, l’un des plus anciens rendez-vous consacrés au cinéma du continent. Films sélectionnés, pays invité d’honneur, jurys, présence tunisienne, compétitions et grandes thématiques : voici comment se présente cette nouvelle édition du FICAK à travers ses chiffres et informations clés.
Dates et lieu
La 26e édition du Festival International du Cinéma Africain de Khouribga se tiendra du 30 mai au 6 juin 2026 à Khouribga, situé dans le centre du Maroc. Organisé sous le Haut Patronage du roi Mohammed VI, le festival investira principalement le Complexe Culturel Mohammed VI, qui accueillera les projections, les rencontres professionnelles et les différents temps forts de cette nouvelle édition.
Cette année, la République démocratique du Congo a été choisie comme pays invité d’honneur. Après les hommages rendus aux cinémas mauritanien et sénégalais lors de l’édition 2025, le FICAK mettra ainsi à l’honneur le cinéma congolais à travers des projections, des rencontres et des échanges professionnels. Côté programmation, le festival a annoncé la sélection de 26 films, répartis entre 14 longs métrages et 12 courts métrages provenant de plusieurs pays africains.

Les grandes thématiques de l’édition 2026
Même si cette 26e édition ne s’articule pas autour d’un slogan officiel unique clairement mis en avant, plusieurs grandes lignes se dégagent des présentations du festival. Le FICAK entend avant tout célébrer la richesse des identités africaines et la diversité culturelle du continent, tout en affirmant son soutien à la création cinématographique africaine sous toutes ses formes. Les organisateurs souhaitent également faire du festival un espace de réflexion sur les enjeux contemporains qui traversent les sociétés africaines, mais aussi un lieu dédié au renouvellement esthétique et narratif des cinémas du continent. Au-delà des projections, cette édition ambitionne enfin de renforcer le dialogue entre professionnels, critiques, réalisateurs et publics autour des nouvelles dynamiques du cinéma africain. Les organisateurs insistent d’ailleurs particulièrement sur « la richesse et la diversité des identités africaines » ainsi que sur l’émergence de « visions artistiques novatrices » portées par une nouvelle génération de créateurs africains.
Rencontres et événements parallèles
Au-delà des compétitions officielles des longs et courts métrages, le festival proposera également un riche programme parallèle composé de conférences, de débats, d’hommages, de rencontres artistiques et d’ateliers techniques. Des échanges avec les réalisateurs et les équipes des films viendront également rythmer cette 26e édition.
Parmi les films sélectionnés ou mentionnés dans la compétition officielle :
Longs métrages :
La Voix de Hind Rajab — Kaouther Ben Hania (Tunisie)
Le goût du vin de palme — Jean-Pierre Bekolo (Cameroun)
The Settlement — Mohamed Rashad (Égypte)
La mémoire du manguier — Nicolas Sawolo Cissé (Guinée)
Niamo — Lisebeth Mabiala (République du Congo)
Courts métrages
Beyond her Soul — Nabil Trabelsi (Tunisie)
Présence tunisienne
La Tunisie sera particulièrement présente lors de cette 26e édition du FICAK avec la participation de Kaouther Ben Hania en compétition, la présence de la critique tunisienne Souad Zribi ainsi que celle de Latifa Ben Aicha au sein des jurys du festival. Un hommage sera également rendu au producteur tunisien Nejib Ayed.
Le jury de la compétition des longs métrages sera présidé par Alex Moussa Sawadogo. Il réunira également Pauline Sylviane Gboulou, Souad Houssein, Léonce Ngabo et Cherqui Ameur.
Pour ce qui est du jury des courts métrages, il sera présidé par Abdelilah El Jaouhary, entouré de Tchedre M’Maka et Aché Ahmet Moustapha.
Pourquoi cette édition est si importante
Plus qu’un simple festival, le FICAK continue d’occuper une place singulière dans le paysage culturel africain grâce à son ancienneté historique, sa spécialisation entièrement dédiée au cinéma africain et son rôle de véritable plateforme panafricaine. Au fil des éditions, Khouribga s’est imposée comme un espace de rencontres et de dialogue entre cinéastes, critiques, producteurs et publics venus de tout le continent, tout en offrant une visibilité précieuse aux nouvelles écritures africaines et aux jeunes générations de réalisateurs. Pour le Maroc, cet événement participe également à renforcer son positionnement comme grand carrefour culturel africain, aux côtés d’autres rendez-vous majeurs comme le Festival International du Film de Marrakech ou Mawazine.
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