Mawazine 2026 : un début en fanfare pour le géant des festivals africains

Le Grand Stade Prince Moulay Abdellah, nouvelle scène phare de Mawazine 2026, accueillera les grands concerts de clôture du festival
À peine entamée, la 21e édition de Mawazine confirme déjà son statut de rendez-vous culturel hors norme. Entre affluence massive, programmation internationale et diversité artistique assumée, le festival de Rabat et Salé offre un premier aperçu de la puissance de son modèle.
Depuis son lancement le 19 juin, Mawazine a retrouvé l’effervescence qui fait sa renommée. Les premières soirées ont attiré des dizaines de milliers de spectateurs sur les différentes scènes de Rabat et Salé, avec des têtes d’affiche aussi diverses que le rappeur français Ninho, le collectif électro Major Lazer. Les scènes Nahda, Bouregreg, Salé, Chellah et le Théâtre Mohammed V ont également accueilli des artistes venus du monde arabe, d’Afrique et d’ailleurs.
De grandes têtes d’affiche encore attendues
La soirée de ce soir, du 22 juin, marque un nouveau temps fort avec la venue de Nicky Jam sur la scène OLM Souissi, d’Imany au Théâtre Mohammed V, de la chanteuse angolaise Pongo à Bouregreg, d’Asmae Lamnawar à Nahda et de Dizzy Dros sur la scène de Salé.
Cette concentration de vedettes internationales, arabes, africaines et marocaines confirme l’ambition de Mawazine de demeurer l’un des rares festivals au monde capables de réunir, sur une même affiche, autant d’univers musicaux et de publics différents.
Cette année encore, le pari semble réussi : alors que le festival n’est qu’à mi-parcours, Rabat et Salé vivent déjà au rythme d’un événement qui dépasse largement le cadre musical pour s’imposer comme l’une des plus puissantes vitrines culturelles du continent africain.
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Un mastodonte culturel aux dimensions mondiales
Si les chiffres définitifs de l’édition 2026 ne seront connus qu’à l’issue de la manifestation, tout indique que Mawazine reste sur la dynamique exceptionnelle des dernières années. L’édition 2025 avait attiré plus de 3,75 millions de festivaliers en neuf jours, consolidant la place du festival parmi les plus grands événements musicaux de la planète.
Cette réussite repose notamment sur un modèle singulier : près de 90 % des concerts sont accessibles gratuitement, permettant à un public extrêmement large d’assister à des spectacles de niveau international. Certaines scènes, notamment OLM Souissi, peuvent accueillir des foules dépassant régulièrement les cent mille personnes lors des concerts les plus attendus. Cette capacité de mobilisation explique pourquoi Mawazine figure aujourd’hui parmi les festivals les plus attractifs au monde et demeure la première référence africaine dans les classements internationaux consacrés aux grands rendez-vous culturels.
Là où les cultures du monde se rencontrent
Au-delà des performances artistiques, Mawazine est devenu un puissant levier de diplomatie culturelle. Pendant neuf jours, Rabat et Salé accueillent artistes, journalistes, touristes et professionnels venus de nombreux pays, offrant au Maroc une vitrine internationale difficilement égalable.
Au fil des éditions, Mawazine est également devenu un miroir des nouvelles circulations culturelles qui traversent le monde. Sur une même affiche se côtoient aujourd’hui K-pop coréenne, rap français, musiques africaines, variétés arabes, jazz américain et artistes marocains. Cette coexistence illustre l’émergence d’un espace culturel de plus en plus multipolaire, où les influences ne transitent plus uniquement par l’Europe ou l’Amérique du Nord, mais circulent directement entre l’Afrique, le monde arabe, l’Asie et l’Occident.
La suite de la programmation devrait encore renforcer cette visibilité avec l’arrivée de plusieurs artistes très attendus, dont le groupe sud-coréen ITZY, la star nigériane Rema, le chanteur égyptien Tamer Hosny, la légende américaine Dionne Warwick ou encore la diva malienne Oumou Sangaré.
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