Le Maroc entre dans le grand jeu du gaming

 Le Maroc entre dans le grand jeu du gaming

Gamescom plonge les joueurs au cœur des nouveautés du jeu vidéo

Pour sa première participation officielle à Gamescom, à Cologne, le Maroc ne vient pas seulement présenter des jeux. Il expose un écosystème en pleine structuration et entend désormais le connecter aux éditeurs, investisseurs et acteurs internationaux.

En bref

  • Première participation officielle du Maroc à Gamescom, du 26 au 30 août à Cologne.
  • 11 studios marocains réunis dans un pavillon national de 102 m².
  • Une présence destinée à ouvrir des débouchés, des partenariats et des investissements.
  • Une nouvelle étape dans la construction d’un écosystème national du gaming.
Le Maroc présente ses studios et ses créations au cœur de Gamescom

Une première à Cologne

Pour la première fois, le Maroc participe officiellement à Gamescom, l’un des plus grands rendez-vous mondiaux du jeu vidéo. À Cologne, en Allemagne, 11 studios marocains occupent un espace de plus de 100 m² pour présenter leurs créations et leur savoir-faire à des professionnels venus du monde entier.

Le pavillon national est porté par l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE), en collaboration avec le ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication.

L’objectif dépasse la visibilité. Les studios viennent rencontrer éditeurs, investisseurs et partenaires potentiels, avec l’ambition d’ouvrir de nouveaux débouchés et de mieux s’intégrer aux chaînes de valeur internationales.

 

À Rabat, le Morocco Gaming Expo rassemble studios, créateurs et professionnels du gaming

Construire tout un environnement

Derrière cette présence se trouve une ambition plus large : faire émerger au Maroc un véritable écosystème du jeu vidéo.

Depuis quelques années, les initiatives se multiplient. Le programme Video Game Incubator accompagne les jeunes entrepreneurs du secteur. À Rabat, le Morocco Gaming Expo est devenu un rendez-vous professionnel réunissant studios, startups, investisseurs et acteurs internationaux. Sa troisième édition, en mai, a attiré plus de 80 000 visiteurs, avec des participants venus de 24 pays et 48 investisseurs internationaux.

Le pari est clair : ne pas se contenter de faire émerger quelques créateurs, mais construire autour d’eux un environnement permettant aux studios de produire, se financer, recruter et grandir.

Du marché marocain au monde

Gamescom constitue l’étape suivante.

Après avoir commencé à structurer le secteur sur le plan national, le Maroc cherche désormais à lui donner une dimension internationale. Cologne permet aux studios de confronter leurs projets au marché mondial, de rencontrer des éditeurs et de rechercher des partenaires.

Cette présence s’inscrit aussi dans une stratégie d’attractivité. Le Maroc veut attirer des investissements et des acteurs internationaux, tout en donnant à ses propres entreprises les moyens de se développer à l’étranger.

Des univers de jeu prennent forme, entre personnages, décors et imagination

Le gaming comme industrie

Le changement tient aussi au regard porté sur le jeu vidéo. Il n’est plus considéré uniquement comme un secteur de divertissement, mais comme une industrie créative et numérique, capable de générer de l’emploi, de l’innovation et des exportations.

À Gamescom, le Maroc franchit donc une nouvelle étape.

Le défi sera désormais de transformer la visibilité en contrats, les rencontres en partenariats et les jeunes studios en entreprises capables de durer.

Le gaming marocain ne cherche plus seulement à émerger. Il veut désormais trouver sa place sur la scène mondiale.

À Cologne, Gamescom attire un public à la mesure de l’industrie mondiale du jeu vidéo

>> Lire aussi : Maroc-France : Lancement du programme « Video Game Creator »

 

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Hella Habib

Journaliste culturelle et politique, a dirigé le magazine Maison & Jasmin, consacré à l’architecture et à l’art, avant d’occuper des fonctions de rédaction en chef au sein du quotidien La Presse de Tunisie. Journaliste au Courrier de l’Atlas.