Alger a son musée olympique

 Alger a son musée olympique


C'est fait : Alger a son musée olympique. Situé en face de la salle Harcha (Alger), il a été inauguré en grande pompe ce jeudi 26 janvier par le président du Comité olympique et sportif algérien (COA) Mustapha Berraf et le préfet de la capitale, Abdelkader Zoukh, en présence de plusieurs personnalités du sport africain.


Les présidents Lassana Palenfo de l’association des Comités nationaux olympiques africains (ACNOA) et Ahmed Nasser, de l’Union des confédérations sportives africaines, (UCSA) étaient présents. Tout comme cinq présidents des comités olympiques du Mali, Bénin, Libye, Burkina Faso, Cap-Vert et le secrétaire général du Comité olympique sénégalais.


Cette cérémonie a également vu la présence des anciens médaillés olympiques algériens, comme Noureddine Morceli, Nouria Benida, Abderahmane Hammad, ou encore Mohamed Allalou. Même s’ils ont raté ce rendez-vous, les souvenirs olympiques des athlètes Hassiba Boulmerka, et Taoufik Makhloufi étaient bien exposés.


Le bâtiment, d'une superficie de 521 m², comporte sept niveaux. Le rez-de-chaussée et les deux premiers étages ont été réservés au musée olympique, alors que le 4e étage renferme les bureaux de l’Académie olympique. Les autres niveaux, quant à eux, accueillent un hôtel, doté de 28 chambres (doubles, triples et suites).


“C’est un magnifique lieu de mémoire du sport et de l’olympisme algérien qui permet au visiteur de revenir sur les exploits de nos champions”, a déclaré à la presse le premier responsable de la capitale, Abdelkader Zoukh.


La seule coupe d’Afrique des nations de football, remportée à Alger en 1990 par les Verts, a été exposée à l’entrée du musée, attirant une grande attention des premiers visiteurs.


Le projet a coûté 230 millions de dinars algériens (environ 2 millions d'euros), et le Comité international olympique (CIO) a fait un don de 110.000 dollars US pour la réalisation de cette infrastructure, donnant sur la rue Larbi-Zekkal (Sidi M’hamed). La région d’Alger a également contribué financièrement à la réalisation de ce projet.


“La particularité du musée est l’autonomie dans sa gestion. Il vient consolider les acquis du sport algérien et signer une nouvelle page dans le cadre de la préservation de l’histoire du mouvement sportif national”, s’est, pour sa part, félicité le patron du COA, Mustapha Berraf.


“Chacun de nous doit se rendre compte du moment extraordinaire que nous sommes en train de vivre, car à partir de cet instant nous entamons réellement la préservation de la mémoire sportive de l’Algérie”, a indiqué Yamani, premier athlète ayant représenté l’Algérie aux jeux Olympiques, à l’occasion des JO-1964 à Tokyo.


Nadir Dendoune

Avatar photo

Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.