Au Cabaret Sauvage, l’été sera chaud, la planète en musique

 Au Cabaret Sauvage, l’été sera chaud, la planète en musique

Paris, juillet 2025. Ambiance sur la terrasse du Cabaret Sauvage pendant le Festival d’Été : neuf nuits de musiques du monde, de Kinshasa à Salvador, en passant par Barbès. Photo : © Cabaret Sauvage

À Paris, y’a ceux qui fuient la ville en juillet pour aller cramer sur les plages bondées. Et y’a ceux qui savent. Ceux qui restent. Ceux qui dansent. Ceux qui vibrent. Et qui ont compris que le vrai voyage, il peut se faire sans passeport, juste avec un billet pour le Festival d’Été du Cabaret Sauvage, du 16 au 27 juillet.

Neuf nuits. Des artistes venus de Kinshasa, de Lagos, de Salvador de Bahia, de Brooklyn ou de Barbès. C’est pas un festival, c’est un monde en réduction.

La musique comme visa universel

Depuis qu’il l’a fondé en 1997, Méziane Azaïche en a fait un lieu à part, son Cabaret. Un chapiteau rouge qui tourne en rond. Un ovni dans le paysage culturel parisien. Ni guindé, ni snob. Ici, c’est pas le genre à te faire sentir que t’as mal choisi ta chemise. Non. Ici, tu rentres comme t’es. Avec ton histoire, tes galères, ton envie de danser. Et ici, personne ne regarde ton nom ou ton accent. Ce qui compte, c’est si ton cœur bat en rythme.

Et cet été, la programmation, c’est une claque de diversité. Faada Freddy, l’élégance de la soul sénégalaise. Vaudou Game, la transe funk qui te fait oublier l’heure qu’il est. Fruko y sus Tesos, la Colombie version salsa qui t’essore les mollets. Jupiter & Okwess, du rock congolais qui bouscule les clichés.

Et puis Nneka, la voix de l’âme nigériane. Joe Yorke, Labess, Bia Ferreira, Spanish Harlem Orchestra… Bref, que du lourd, et du vrai.

Une nuit reggae pour se rappeler que la révolte peut être douce

Le 26 juillet, c’est soirée spéciale. Une nuit entière dédiée au reggae et au dub. Et pas avec n’importe qui. Horace Andy, la voix de l’âge d’or jamaïcain. Adrian Sherwood, l’ingénieur du son qui pourrait faire parler une casserole. Et Kaya Fyah, la relève qui te fout des frissons.

Alors ouais, cet été, pas besoin d’aller loin. Viens au Cabaret Sauvage. Pose ton téléphone, ouvre tes oreilles, et laisse-toi embarquer.

Du 16 au 27 juillet 2025. Cabaret Sauvage, Paris 19e.
Infos et billetterie sur cabaretsauvage.com

 

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.