La précarité étudiante s’invite aux Journées d’été des Ecologistes

 La précarité étudiante s’invite aux Journées d’été des Ecologistes

Des bénévoles de l’association caritative “Les Restos du Cœur” distribuent des produits alimentaires aux étudiants, au stade Vélodrome de Marseille, le 26 mars 2021. Nicolas TUCAT / AFP

Précarité étudiante – Invitée aux journées d’été des Ecologistes pour aborder les problématiques de la vie étudiante, l’UNEF rappelle la nécessité d’allouer plus de moyens à l’éducation.

 

Précarité

Se battre contre la précarité et pour la réussite pour tous. La présidente de l’UNEF, Mélanie Luce, invitée à intervenir aux Journées d’été des Écologistes (19-21 août), ne pouvait pas être plus claire ce matin (20 août) à Fontainebleau.

Amplifiée ces deux dernières années par la crise sanitaire, la précarité des étudiants est un sujet qui perdure depuis plusieurs années. « Il s’agirait de faire ce qu’on n’a pas fait depuis 15 ans : Investir dans l’éducation », selon la présidente de l’UNEF.

Très critique envers les derniers gouvernements, Cette dernière pointe notamment la politique d’Emmanuel Macron qui ne créerait pas assez de places supplémentaires dans les universités.

Repas à 1 euro ?

« Emmanuel Macron, c’est environ 40 euros perdus en aides directes par an et par étudiant » affirme Mélanie Luce. Cette dernière met également en avant la fin du repas à un euro (qui passerait à 3,30 €) pour les étudiants non-boursiers et rappelle qu’une pétition a été lancée afin que tous les étudiants puissent en bénéficier.

Le syndicat étudiant rappelle que les étudiants non boursiers sont aussi précaires et qu’ils représentent 73% des étudiants. De manière plus générale, l’UNEF fustige la politique du gouvernement qui fragiliserait les CROUS.

Aides

Avec la réforme des APL (aides personnalisées au logement), selon une enquête de l’Unafo (Union professionnelle du logement), les personnes habitant en résidences jeunes ont vu en moyenne leurs APL baisser de 10% en avril 2021 par rapport à 2020.

Cependant, le cabinet d’Emmanuelle Wargon, ministre déléguée au Logement, rappelle que les étudiants bénéficient d’un régime dérogatoire et ont donc droit à forfait de ressources.

Malgré tout, de manière plus générale, l’UNEF exhorte le gouvernement à aider financièrement les étudiants : « On demande une allocation d’autonomie qui constitue un revenu pour tous les étudiants mais aussi des aides d’urgences des maintenant ».

 

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Charly Célinain