CAN 2025 : le Mali sort la Tunisie aux tirs au but, un match fou jusqu’au bout

 CAN 2025 : le Mali sort la Tunisie aux tirs au but, un match fou jusqu’au bout

Les joueurs maliens célèbrent leur victoire à l’issue de la séance de tirs au but lors du huitième de finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) opposant le Mali à la Tunisie, au stade Mohammed V de Casablanca, le 3 janvier 2026. (Photo : Paul ELLIS / AFP)

On s’attendait à un duel serré, on a eu droit à un vrai combat. Samedi soir (3 janvier), en huitième de finale de la CAN 2025, le Mali et la Tunisie se sont livré un match tendu, parfois brouillon, mais totalement imprévisible. Résultat : qualification des Aigles du Mali aux tirs au but (3-2), après un nul 1-1 au bout du suspense. La Tunisie, elle, quitte la compétition la tête basse.

 

La rencontre a longtemps manqué de rythme. Peu d’occasions, beaucoup de duels, et une vraie bataille physique. Les Maliens ont même compliqué leur tâche en se retrouvant à dix assez tôt dans le match. Logiquement, la Tunisie a pris le contrôle, sans vraiment réussir à faire la différence.

Et puis, à la 88e minute, tout a basculé. Firas Chaouat surgit et place une tête parfaite : la Tunisie croit tenir sa qualification. Le banc exulte, les supporters commencent à y croire. Mais le football africain adore les scénarios renversants. Dans le temps additionnel, une main tunisienne dans la surface offre un penalty au Mali. Lassine Sinayoko ne tremble pas et remet les deux équipes à égalité. Direction les prolongations, puis la séance de tirs au but.

C’est là que le gardien malien Djigui Diarra devient le héros de la soirée. Deux arrêts décisifs, un sang-froid impressionnant, et le Mali arrache sa qualification. Une victoire à l’arrachée, dans la douleur, mais une victoire quand même. Les Aigles sont en quarts de finale.

Plus tôt, le Sénégal avait assuré face au Soudan

Un peu plus tôt dans la journée, le Sénégal avait montré un visage plus maîtrisé. Pourtant surpris d’entrée par le Soudan, les Lions de la Teranga ont rapidement remis les choses en ordre. Solides, patients, les champions d’Afrique 2022 se sont finalement imposés 3-1. Sans briller, mais avec autorité. Le Sénégal avance et retrouvera justement le Mali au prochain tour, pour un quart de finale qui promet.

La suite dès dimanche : Maroc favori, choc Afrique du Sud – Cameroun

Les huitièmes de finale se poursuivent ce dimanche avec deux affiches très attendues. D’abord le Maroc face à la Tanzanie. Les Lions de l’Atlas partent clairement favoris, portés par leur statut et leur régularité depuis plusieurs années. Une surprise reste possible, mais le Maroc a les cartes en main.

En revanche, le deuxième match s’annonce bien plus indécis. Afrique du Sud – Cameroun, c’est un classique du football africain. Deux équipes expérimentées, deux styles opposés, et un duel qui pourrait se jouer sur des détails.

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.