MyPocket révolutionne le transfert d’argent

 MyPocket révolutionne le transfert d’argent


Avec ses comptes par téléphone et ses transferts à bas coûts, MyPocket risque fort de bousculer le landernau des grands opérateurs (Western Union, Moneygram). Le concept : permettre, avec le minimum de papiers administratifs et un téléphone, d'envoyer de l'argent à l'étranger à des prix défiants toute concurrence. Autre impact de MyPocket, l'aide aux exclus du système bancaire pour bénéficier de l'accessibilité à des services haut de gamme et bas coûts.



 


Une petite révolution se prépare dans les locaux de la start-up, Fair-ezone, située dans le quartier des Gobelins à Paris. En effet, les initiateurs de MyPocket ont fait du compte bancaire solidaire leur créneau. Le but : permettre aux exclus du système bancaire (interdit, personnes en difficulté bancaire, etc.) de bénéficier d'un service haut de gamme au moindre coût. Autre aspect indéniable : MyPocket arrive à diminuer drastiquement les envois et transferts d'argent à l'étranger, et le tout depuis un téléphone.


«Pour 200 euros envoyés au Maroc par exemple, les frais seront de 2 euros (contre 14 euros pour Western Union, nldr), nous explique le directeur général, Karim Bouayad. Grâce à nos partenariats, nos clients peuvent envoyer de l’argent à bas coûts dans 6 pays d’Afrique (Maroc, Sénégal, Nigéria, Ghana, Tanzanie, Rwanda). ». Une différence de 12 euros !


Chez Fair-ezone, on appelle ça le pouvoir des petites sommes. Arnaud Jacquin, son fondateur estime qu'il faut redonner aux diasporas la possibilité d'envoyer le plus de fonds à l'autre bout  du "tuyau" financier. "Avec 10 euros dans certains pays, cela permet de nourrir une famille pendant une semaine, d'avoir accès à l'eau potable ou à la connection internet"



Et pour ouvrir un compte, tout a été fait pour rendre la démarche la plus simple possible. Avec une pièce d'identité, un selfie, un justificatif de domicile (ou de domiciliation) et votre téléphone, votre compte MyPocket, est ouvert en 5 minutes, "là où un étudiant sénégalais par exemple doit attendre entre 6 à 8 semaines pour rejoindre le système bancaire", comme nous l'explique Arnaud Jacquin, le fondateur de Fair-ezone.


Ce souci de remettre de l'humain dans le système bancaire et financier n'est pas anodin chez ce natif de Chateauroux, amoureux des grands humanistes (Cousteau, Tazieff, Yunus), de musique et d'économie. Sa démarche se place dans une volonté d'inclure les diasporas et autres personnes en situation délicate avec leurs banques et leur faire retrouver une "dignité" bancaire, le tout à bas coûts. « L’accessibilité à un compte bancaire est un acte humanitaire, nous confirme Arnaud Jacquin. C’est dans l’ADN de notre entreprise ! On lutte pour l’inclusion sociale. Sans carte bancaire ou sans compte, vous ne pouvez rien faire en France. Ce n’est pas normal que des banques mettent autant de temps". Et avec votre compte Mypocket, vous pouvez payer, faire un virement, avoir un RIB et faire des transferts internationaux à bas coûts. Les comptes sur votre téléphone sont sécurisés d'un point de vue numérique et plafonnés à 36 000 euros annuels en version gratuite, jusqu’à 120 000 en version payante. 


"Nous essayons de donner le maximum de possibilités aux personnes pour recharger leur compte, nous explique Arnaud Jacquin. Vous pouvez le faire par virement SEPA, carte de paiement et même en cash dorénavant, auprès des 6500 buralistes en France. De l'autre coté, les personnes ont la même possibilité pour recevoir l'argent. Vous pouvez faire du Pocket to Pocket, un virement, un envoi de wallet (espèces par téléphone) ou en cash. Par exemple, au Maroc, nous sommes avec le distributeur Cash+ présent dans 1600 points de retrait dans le Royaume."


Avec tous ses avantages, sa simplicité et l'augmentation prochaine des points de retrait dans le monde, MyPocket devrait se faire une place de choix chez les diasporas pour l'envoi d'argent.

Yassir Guelzim

Yassir GUELZIM

Journaliste, auteur et réalisateur, Yassir Guelzim évolue depuis plus de vingt-cinq ans entre presse écrite, radio, télévision et documentaire. La constante de son parcours : décrypter les dynamiques politiques, les sociétés en mouvement et les fractures du monde contemporain.Collaborateur du courrier de l'atlas depuis 2017, il a également travaillé en tant que journaliste à LCI pendant près de quinze ans mais aussi France 3, RMC Moyen-Orient–RFI, France Inter et France Culture, couvrant notamment les élections marocaines de 2002 et de nombreux enjeux liés au monde arabe et à l’espace méditerranéen.Son travail s’est progressivement étendu à l’écriture et à la réalisation documentaire. Co-auteur et co-réalisateur de L’Archipel des Français Libres (France 5, 2021), il explore les mémoires maritimes et les trajectoires méconnues de l’histoire française. L’ouvrage tiré du film reçoit une mention du jury du Prix Étienne Taillemite en 2023. En 2024, il signe également La Prohibition Américaine, une aubaine française, diffusé sur France 5 dont un ouvrage aux éditions Mon Autre France sortira en octobre 2026.Fondateur de la société Mediterranean Press TV News Production, qu’il dirige pendant dix ans, il produit des reportages et documentaires diffusés sur Arte, France 24, Al Jazeera ou Sky News Arabic.Diplômé du département de Sciences Politiques de Paris La Sorbonne et de l'Université de sciences économiques de Montpellier I, Yassir Guelzim conjugue regard analytique, rapport économique et exigence narrative. Spécialisé sur l'économie, il peut aussi traiter de questions politiques, géopolitiques ou sociétales. Ses articles et interviews interrogent les rapports de pouvoir, les identités politiques et les mutations géopolitiques, avec une attention particulière portée sur le Maroc, l'Afrique, le Proche-Orient et les sociétés méditerranéennes.