Education nationale : Les enseignants veulent plus de moyens

 Education nationale : Les enseignants veulent plus de moyens

Rassemblement d’enseignants à Paris pour demander plus de moyens. LUCAS BOIRAT / HANS LUCAS / HANS LUCAS VIA AFP / NOVEMBRE 2020.

Le monde de l’éducation sera dans la rue aujourd’hui, dans toute la France, pour réclamer plus de moyens et de meilleures conditions de travail.

 

Des moyens

« Les moyens consacrés à l’éducation ne sont pas à la hauteur des exigences, la situation sanitaire en est un révélateur flagrant » selon plusieurs syndicats enseignants.

CGT, Sud Education, FSU (Fédération syndicale unitaire), SNALC (Syndicat national des lycées et collèges), FO et SNCL (Syndicat national des collèges et lycées), qui représentent une large majorité des enseignants, appellent à une grève nationale aujourd’hui (26 janvier).

Lycéens et étudiants se joindront au mouvement, pour protester contre les suppressions de postes d’enseignants, les réformes des collèges et des lycées, mais aussi contre les conditions de travail dégradées année après année.

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Revalorisation et Covid-19

Les syndicats enseignants demandent une réelle revalorisation. Suite au Grenelle de l’éducation, le ministère a annoncé une enveloppe de 400 M€ pour 2021. La moitié de cette enveloppe sera utilisée « pour attribuer une prime d’attractivité aux professeurs en début de carrière ». Une prime qui concernera 31% des enseignants titulaires, toujours selon le ministère.

Insuffisant pour les syndicats, qui réclament également un protocole sanitaire renforcé pour la protection des personnels et des élèves. Les syndicats « alertent sur la nécessité d’anticiper l’ensemble des scenarii en fonction de l’évolution de la situation sanitaire ». A l’heure où les inquiétudes grandissent face à la menace d’un variant du virus et à l’hypothèse d’un nouveau confinement.

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Les étudiants aussi

« La FAGE demande un retour en présentiel corrélé à un protocole sanitaire strict » indiquait la Fédération des Associations Générales Etudiantes (FAGE) dans un communiqué. La détresse et la précarité des étudiants sont au cœur des préoccupations.

A la fin du premier confinement, 23% des étudiants déclaraient « avoir eu des pensées suicidaires durant le confinement ». Le 21 janvier dernier, Emmanuel Macron a annoncé quelques mesures dont un retour progressif en présentiel dans les universités et la mise en place de repas à un euro. « Un premier pas satisfaisant » pour la FAGE qui appelle à « continuer les efforts en direction de la communauté universitaire » et invite les étudiants à se mobiliser dans tout le pays aujourd’hui.

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Charly Celinain