Bobigny : L’ascenseur de Martine bloquée chez elle depuis deux mois, remarche

 Bobigny : L’ascenseur de Martine bloquée chez elle depuis deux mois, remarche


Martine Fontaine, une dame de 66 ans, en fauteuil roulant, habitanteau deuxième étage d’un logement HLM de Bobigny (93), situé au 53 rue Myriam Makeba, a de nouveau le sourire. Et nous aussi ! Depuis ce vendredi (29 juillet), son ascenseur de marque Thyssen, à l'arrêt depuis près de deux mois,  remarche. « Je ne m’y attendais pas », avoue-t-elle. « Comme par enchantement, le voilà qu’il fonctionne de nouveau », raille Martine.


Bloquée chez elle depuis près de deux mois (NDLR : depuis le 6 juin 2016), son histoire avait ému beaucoup de monde. Et en premier lieu, Fouad Ben Ahmed, militant associatif  et ami de Vanessa, la fille de Martine. C’est lui qui a donné l’alerte, « sur la situation intolérable » que vivait Martine. « Je suis ravi que les choses soient rentrées dans l’ordre. Je regrette juste qu’il ait fallu toute cette pression pour que l’ascenseur soit réparé », dit-il amer.


A l'origine de l’incident: une pièce défectueuse qui ne devait être livrée au minimum fin août. Depuis le début, Otis, la société qui gère la maintenance, L’OPHLM de Bobigny, le bailleur et Thyssen se renvoient la balle.


Pendant plusieurs jours, médias, ainsi que des dizaines d’anonymes ont inondé d’appels les responsables de la panne. Une pression qui a donc fini par payer.


Martine Fontaine espère juste que cet ascenseur « pourtant relativement neuf » (il date de 2013) fonctionnera normalement. « Traumatisée », Martine n’est toujours pas sortie de chez elle. Elle attend un peu. « Je n’ose pas monter dans cet ascenseur. Je vais attendre encore un ou deux jours », avoue-t-elle, anxieuse.


Nadir Dendoune

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.