Le combat d’Adlène pour sauver sa mère

 Le combat d’Adlène pour sauver sa mère


Pour sa maman, Adlène ferait tout. "Je lui dois tellement", souffle cet entrepreneur de 30 ans, arrivé d'Algérie il y a une dizaine d'années et qui a acquis depuis la nationalité française. Depuis qu'il a appris la maladie de celle qui l'a mis au monde, il remue ciel et terre pour la sauver. 


"Ma mère souffre d'une maladie neurologique rare, le syndrome de Guillain Barré. Une maladie auto-immune qui attaque les nerfs périphériques", précise Adlène. Une maladie qui empêche aujourd'hui sa mère de marcher.


Début octobre, Adlène reçoit un coup de fil de Constantine où vit le reste de sa famille, l'informant de la terrible nouvelle. "Ça a été un coup de massue. Maman a 63 ans, elle était jusqu'à alors en parfaite santé", lâche-t-il la voix toujours remplie d'émotion.


Le temps de se rendre à Constantine pour aller chercher sa mère, le voici de retour à Paris. "J'aurais préféré qu'elle reste auprès de sa famille mais les hôpitaux algériens ne sont pas équipés pour soigner ce genre de maladie", regrette-t-il. 


Après une immunothérapie d'une semaine à l'hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière dont le coût s'élève à 33 000 euros, Adlène apprend que sa mère a besoin d'intégrer un centre de rééducation spécialisé. 


"Malheureusement, ma mère est algérienne. Elle n'a aucune couverture sociale en France, aucun des centres sollicités ne répond favorablement à nos demandes", se plaint-t-il.


Comme le temps presse, Adlène a décidé de tout mettre en œuvre afin de trouver l'argent nécessaire qui permettrait de payer l'intégralité des soins.  


"La somme est astronomique. La semaine à l'hôpital nous a coûté 33 000 euros mais ce n'est rien par rapport aux trois de mois de rééducation qui nous attendent". 


Alors, dans ce monde qu'on croit souvent individuel, une chaîne de solidarité s'est mise spontanément en place, et Adlène a reçu des centaines de messages de soutien mais pas seulement. 


Son amie Émilie a décidé d'organiser un spectacle, "Debout Maman" pour récolter des fonds. Il aura lieu le 5 novembre à l'hôtel Normandy de Paris. Des artistes, comme les humoristes Kevin Razy, Younes et Bambi ou le chanteur Rasheed Daci ont tout de suite répondu présent. 


La maman d'Adlène a été obligée de retourner en Algérie et espère pouvoir revenir bientôt en France se faire soigner. "La maladie de maman m'a fait prendre conscience que j'étais bien entouré", avoue Adlène. "Je n'oublierai jamais tout ce soutien. Il m'aide à ne pas lâcher", conclut le trentenaire. 


Nadir Dendoune


Pour aider Adlène :  


https://www.lepotcommun.fr/pot/tybciz4s


https://www.weezevent.com/deboutmaman

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.