S’il n’était pas chanteur, Johnny Hallyday irait se battre contre Daesh

 S’il n’était pas chanteur, Johnny Hallyday irait se battre contre Daesh

Johnny Hallyday au festival Francofolies de La Rochelle


 


L'histoire est drôle. Pour ne pas dire pathétique ! En cette période difficile pour la nation française, beaucoup se rêvent en héros. C'est le cas du chanteur français Johnny Hallyday qui s'est dit prêt à prendre une arme pour combattre les jihadistes, "criminels" et "fous"… mais il ne le fera pas. Pourquoi ? Parce qu'il est chanteur ! Et selon Johnny, on ne peut pas être chanteur et se battre ! Crédible… 


 


"Si je n'étais pas chanteur, je prendrais une arme et j'irais les combattre", a confié le chanteur âgé de 72 ans au Parisien, ce dimanche 22 novembre. Ce qu'ont fait les jihadistes, "c'est ignoble" a ajouté Johnny Hallyday qui a dû annuler samedi soir un concert prévu à Bruxelles en raison de menaces terroristes dans la capitale belge. 


Johnny a promis de revenir à Bruxelles le 26 mars et donnera un concert supplémentaire dans la capitale belge le 27 mars. "Les attentats m'ont rendu malade". Le chanteur raconte avoir été victime d'une "chute de tension" mercredi soir à l'issue d'un concert en Moselle. C'est "le contrecoup de ce qui s'est passé" le 13 novembre à Paris, a-t-il expliqué. "Les attentats m'ont rendu malade".


Johnny Hallyday qui évoque les attentats de janvier dans son dernier album "De l'amour", explique qu'il a appris les nouveaux attentats du 13 novembre en sortant de scène. "J'ai ressenti un malaise. Le lendemain j'ai commencé à ne pas être bien", a confié l'artiste.


Au lendemain des attentats, Johnny Hallyday avait posté sur son compte twitter ce message : "Bien triste cette fin de semaine. Mes pensées sont pour toute les familles des victimes". "Des gens que je connaissais sont morts au Bataclan, des amis ont perdu des amis", a-t-il confié au Parisien, qualifiant les jihadistes de "fous" et de "criminels".


"Je prie Dieu pour que cela ne recommence pas. Même si le public ne vient pas, je ne veux pas qu'on annule les spectacles. Il faut montrer à ces assassins qu'on n'a pas peur, qu'on continue de vivre", a-t-il dit.


Avec AFP


Nadir Dendoune

Avatar photo

Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.