« Gaza mon amour » représentera la Palestine aux Oscars

 « Gaza mon amour » représentera la Palestine aux Oscars

Les réalisateurs palestiniens, les frères jumeaux Tarzan et Arab (dont les vrais noms sont Ahmad et Mohammed) Abu Nasser au Festival de Cannes, pour la projection du film « Sicario », le 19 mai 2015. LOIC VENANCE / AFP

C’est officiel : « Gaza mon amour », le dernier film des deux réalisateurs palestiniens Arab et Tarzan Nasser représentera la Palestine à la 93e cérémonie des Oscars dans la catégorie meilleur film en langue étrangère. Une cérémonie qui devrait avoir lieu le 25 avril 2021 à Los Angeles. Avec « Gaza mon amour », c’est la 13e fois que la Palestine est représentée aux Oscars. 

 

"Gaza mon amour", le dernier film des deux réalisateurs palestiniens Arab et Tarzan Nasser.
Affiche de « Gaza mon amour », le dernier film des deux réalisateurs palestiniens Arab et Tarzan Nasser (2020).

« C’est un honneur pour nous de représenter la Palestine aux Oscars. Nous sommes fiers de pouvoir montrer à travers ce film que l’amour est possible à tout âge et qu’il peut avoir lieu partout, même à Gaza« , insistent les frères Nasser.

« Gaza mon amour » raconte l’histoire d’un pêcheur célibataire d’une soixantaine d’années à Gaza, secrètement amoureux d’une femme couturière dans le marché où il la croise régulièrement.

Un jour, il tombe sur une statue antique d’Apollon dans son filet de pêche, qu’il cache chez lui. Quand les autorités locales découvrent l’existence de ce trésor, les ennuis commencent pour le pêcheur. L’histoire est inspirée d’un fait divers : la découverte d’une statue antique d’Apollon qui fut l’objet du documentaire de Nicolas Wadimoff L’Apollon de Gaza (2018).

« Gaza mon amour » est le troisième film des frères Nasser. En mai 2013, leur court-métrage « Condom Lead » est le premier film palestinien à être montré en compétition officielle au Festival de Cannes. « Dégradé », leur premier long métrage est sélectionné en compétition à la Semaine de la Critique.

 

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.