Ifop : 60% des Français ont transgressé au moins une fois le confinement

 Ifop : 60% des Français ont transgressé au moins une fois le confinement

Déconfinement au Champ-de-Mars à Paris

L’Ifop vient de publier les résultats d’une enquête entreprise pour la plateforme Consolab : “Les Français et le re-confinement, entre dépression et transgression”. L’étude a eu pour but de dresser un état des lieux du confinement vécu par les Français. Elle a été réalisée auprès d’un échantillon de 2030 Français âgés de 18 ans et plus. Il ressort de cette enquête que 60% des personnes interrogées ont transgressé au moins une fois le confinement, depuis le 30 octobre dernier. 

  • 24% ont utilisé les attestations de déplacement pour d’autres motifs que repris sur ces attestations
  • 23% ont rendu visite ou reçus des membres de la famille ou des amis
  • 17% se sont promenés au-delà d’une heure, qui est la limite autorisée
  • 9% n’ont pas respecté les consignes pour se retrouver avec leurs partenaires

François Kraus, directeur du pôle politique et actualité de l’Ifop a déclaré à l’AFP que « le respect est moins strict, les craintes pour la santé moins fortes, notamment chez les jeunes ». Et d’ajouter, « ce sentiment d’invulnérabilité chez une partie des jeunes, surtout ceux qui vivent seuls, fait qu’ils profitent de l’assouplissement général des règles pour continuer une sorte de sociabilité ». 

>> Voir aussi : Christophe André : « Le confinement n’est pas dans notre nature, mais… »

L’enquête souligne aussi que plus de Français ont un « mauvais moral ». Ils sont 28% contre 16% dans l’enquête effectuée en novembre 2019. Par ailleurs, 52% des personnes interrogées déclarent que depuis l’annonce du reconfinement,ils  ont un sentiment de tristesse et 38% ont des troubles de sommeil. Ce chiffre grimpe à 44% chez les femmes. Peut-être est-ce également lié avec la période des dépressions saisonnières. 

Le gouvernement annonce qu’un fléchissement du nombre des contaminations a commencé à se faire sentir depuis le reconfinement qui était nécessaire pour éviter une situation dramatique de saturation des lits de réanimation et la déprogrammation d’actes chirurgicaux vitaux pour le reste des patients. Jean Castex, le premier ministre, est attendu pour se prononcer aujourd’hui sur cette équation très difficile. 

L’étude est à retrouver sur le site de CONSOLAB.

Malika El Kettani