La plaque vandalisée du policier Ahmed Merabet remise en état 

 La plaque vandalisée du policier Ahmed Merabet remise en état 

La plaque vandalisée du policier Ahmed Merabet, vandalisée le 16 juillet 2020 a été remise en état par la Ville de Paris, en moins d’une semaine. Crédit Photo : Nadir Dendoune

La plaque en hommage au policier Ahmed Merabet décédé le 7 janvier 2015 devant les locaux de Charlie Hebdo, vandalisée le 16 juillet, a été remise en état par les services de la ville de Paris, comme nous avons pu le constater ce mercredi 22 juillet. 

 

Le 16 juillet, des inconnus ont vandalisé la plaque. Des inscriptions avaient été dessinées au stylo : « oui », « d’acc », « mais encore ? » et « les terroristes c’est eux ».

Des dégradations qui avaient poussé la préfecture de police de Paris à porter plainte. « La plaque rendant hommage à notre collègue Ahmed Merabet, tué par des terroristes en 2015, a été vandalisée. Cet acte inacceptable ne restera pas impuni le @prefpolice dépose plainte », avait annoncé très vite la préfecture de police de Paris sur Twitter.

François Hollande et la maire de Paris Anne Hidalgo avaient inauguré la plaque, le 5 janvier 2016. Celle-ci se situe boulevard Richard-Lenoir à Paris, à quelques mètres du lieu du drame.

C’est l’un des frères Kouachi qui avait tué, à bout portant et en pleine rue, Ahmed Merabet, 40 ans. Le crime a eu lieu quelques minutes après l’attaque terroriste du journal satirique Charlie Hebdo.

Le commissariat du XIe arrondissement s’est chargé de l’enquête, toujours en cours.

Le procès aux assises des attentats de janvier 2015 au sein de la rédaction de Charlie Hebdo, à l’Hyper Cacher et à Montrouge a été reporté de quelques mois. En raison des restrictions liées à la pandémie de coronavirus. Il se tiendra du 2 septembre au 10 novembre 2020.

 

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.