Lancement de la plateforme antidiscrimination du gouvernement

 Lancement de la plateforme antidiscrimination du gouvernement

PHOTO / CHRISTIAN HARTMANN / POOL / AFP

“antidiscrimination” : un site et un numéro de téléphone. Emmanuel Macron l’a annoncé en décembre, et c’est aujourd’hui que l’on a activé 3928 pour permettre la signalisation de toutes les discriminations.

Le site internet antidiscrimination.fr propose un nouveau service de signalement et d’aide des victimes de discriminations. Un numéro de téléphone gratuit est également accessible : il s’agit du 3928.

« L’idée c’est d’accompagner les personnes, de les écouter, de répondre à leurs questions, de pouvoir les orienter, de donner une première qualification juridique », explique Claire Hédon. La nouvelle Défenseure des droits dirigera cette plateforme, conçue telle un véritable bouclier antidiscrimination du gouvernement. Et ce sont bien « toutes les formes de discrimination » qui pourront faire l’objet d’un signalement. Qu’il s’agisse d’emploi, de logement ou de vie quotidienne.

Facteur de problèmes

« On ne peut pas parler d’égalité des chances si on ne lutte pas contre les discriminations », a déclaré Elisabeth Moreno. C’est ce qu’a  déclaré la ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, de la diversité et de l’égalité des chances, ce 12 février, à l’antenne de Sud Radio. « Cette plateforme est là pour accueillir la parole des personnes qui sont discriminées ».

En décembre dernier, lors de son interview dans Brut, Emmanuel Macron avait annoncé la mise en place de cette plateforme antidiscrimination. Après le passage à tabac, par les forces de l’ordre de Michel Zecler, producteur de musique noir.

« Aujourd’hui, quand on a une couleur de peau qui n’est pas blanche, on est beaucoup plus contrôlé » avait déclaré le chef de l’Etat. « On est identifié comme un facteur de problèmes et c’est insoutenable », avait-il reconnu. « Le seul moyen de bouger, c’est de faire ce qu’on a su faire sur d’autres violences : mettre en place une plateforme commune pour que les gens puissent dénoncer de manière très simple, unique et nationale », avait-il annoncé.

Chloé Juhel