L’armée israélienne bombarde Gaza

 L’armée israélienne bombarde Gaza

Nuages de fumée et boules de feu dans le ciel de Khan Younès, une ville dans le sud de la Bande de Gaza, le 2 janvier 2022, suite à des frappes aériennes israéliennes. ABED RAHIM KHATIB / NURPHOTO / NURPHOTO VIA AFP

Après une accalmie ces dernières semaines, l’armée israélienne a bombardé de nouveau Gaza, ont indiqué, dimanche 2 janvier, des sources sécuritaires palestiniennes et l’armée israélienne.

 

Dans un bref message à la presse, l’armée israélienne a d’abord indiqué « mener des frappes contre des cibles terroristes dans la bande de Gaza ». « Des avions de combat, des hélicoptères et des chars ont frappé un site de fabrication de roquettes et des postes militaires appartenant à l’organisation terroriste du Hamas », a-t-elle précisé plus tard.

Des sources sécuritaires palestiniennes ont précisé à l’AFP qu’un « site des brigades al-Qassam (branche armée du Hamas, NDLR) à l’ouest de Khan Younès », ville du sud de la bande de Gaza, avait été ciblé par « des avions de combat israéliens », faisant aussi état de tirs d’artillerie sur une base d’observation du Hamas dans le nord de l’enclave.

Selon un communiqué de l’armée israélienne, samedi 1er janvier, deux roquettes auraient été tirées depuis la bande de Gaza, elles auraient atterri en mer Méditerranée, au large de la métropole israélienne de Tel-Aviv.

Des sources au sein du Hamas ont indiqué à l’AFP que ce tir « était dû à un problème technique en raison du mauvais temps ». Un porte-parole du Hamas a condamné les frappes israéliennes, appelant à continuer à « défendre (le) peuple palestinien et (les) sites saints contre l’occupation et les colons jusqu’à la victoire ».

« Celui qui vise avec ses missiles l’État d’Israël en assumera les conséquences », a déclaré de son côté dimanche le Premier ministre israélien Naftali Bennett, en ouverture du Conseil des ministres hebdomadaire.

Gaza vit sous blocus israélien depuis 2007. En mai 2010, des documents obtenus au tribunal par Gisha, un groupe israélien de défense des droits de l’homme, montraient que le blocus a été mis en place principalement comme moyen de pression psychologique pour forcer les habitants de la bande de Gaza à chasser le Hamas du pouvoir.

Depuis décembre dernier, la bande de Gaza – 360 km2, 2 millions d’habitants – est emmurée. Israël a annoncé avoir achevé la construction d’un mur de 65 kilomètres isolant le territoire palestinien. Après trois ans de travaux, cette barrière sécuritaire pourvue de centaines de caméras, de radars et d’autres capteurs est destinée à empêcher toute infiltration vers Israël.

Le mur compte aussi une partie souterraine pour bloquer toute tentative de creusement de tunnels entre l’enclave palestinienne et le territoire israélien. Une portion en mer est reliée à un système d’armements contrôlé à distance. Cette barrière, « projet technologiquement avancé et innovant », « donnera aux citoyens israéliens un sentiment de sécurité », a assuré le ministre de la Défense Benny Gantz…

 

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.