Le New-York Times publie en Une les photos des enfants morts à Gaza

 Le New-York Times publie en Une les photos des enfants morts à Gaza

Publication en Une du New-York Times, du vendredi 27 mai 2021.

C’est une première. Vendredi 28 mai, Le New York Times a publié en Une les photos de tous les enfants décédés pendant la dernière offensive israélienne sur Gaza, 67 du côté palestinien, et deux du côté israélien. Avec ce titre : Ils n’étaient que des enfants.

 

« Au moins 67 personnes de moins de 18 ans à Gaza et 2 en Israël ont été tuées durant le conflit de ce mois, selon les premier rapports. Ils voulaient être médecins, artistes, dirigeants… », a ainsi écrit en introduction le quotidien américain.

On apprend grâce au New York Times que quelques minutes seulement après le déclenchement de l’offensive israélienne, un garçon de 5 ans nommé Baraa al-Gharabli a été tué à Jabaliya, dans la bande de Gaza.

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Un jeune de 16 ans, Mustafa Obaid, a été également tué lors de la même frappe, dans la soirée du 10 mai, écrivent encore les journalistes qui ajoutent à chaque fois une photo de la victime.

À peu près au même moment, quatre cousins – Yazan al-Masri, 2 ans, Marwan al-Masri, 6 ans, Rahaf al-Masri, 10 ans, et Ibrahim al-Masri, 11 ans – ont été tués à Beit Hanoun, à Gaza.

« C’était dévastateur », a déclaré Mukhlis al-Masri, un cousin. « La douleur pour notre famille est indescriptible », a-t-il encore ajouté.

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256 Palestiniens ont été tués par des frappes israéliennes dans la bande de Gaza durant l’offensive du mois de mai, dont la moitié sont des civils selon l’ONU.

La Une du New York Time a fait réagir la romancière Saphia Azzedine. Sur sa page Instagram, elle rappelle : « Ils étaient Palestiniens. Ils avaient une histoire. Le New York Times la raconte. Eh non, le Hamas ne les a pas utilisés comme bouclier humain, ils sont morts sous les raids de l’armée comme des centaines avant eux ». « Cette propagande est indigne et ne fonctionne plus. Arrêtons de prier pour la paix, réclamons la justice », a conclu l’écrivaine.

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.