Canada : Les agentes de la Gendarmerie Royale autorisées à porter le hijab

 Canada : Les agentes de la Gendarmerie Royale autorisées à porter le hijab


 


Comme quoi, faire preuve de bon sens, ça ne s’invente pas ! Alors qu’en France, on verbalise les filles sur les plages qui osent s’afficher avec un simple voile, au Canada, on autorise désormais les agentes de la gendarmerie royale (GRC) à porter le hijab.


 


La décision « de permettre aux membres féminins de confession musulmane de porter le hijab, si elles le désirent », vise à encourager ces dernières « à envisager une carrière avec la GRC », a indiqué le porte-parole du ministère de la Sécurité publique Scott Bardsley à l'AFP, ce mardi 23 août.


Trois sortes de hijabs ont été testées par la police fédérale avant son autorisation. Celui qui a été retenu s'enlève rapidement, n'est pas encombrant et ne pose aucun risque pour la policière désirant le porter, a indiqué le quotidien québécois La Presse dans son édition de mardi. La mesure est en vigueur depuis le mois de janvier, selon le quotidien.


Les services de police de Toronto et d’Edmonton permettent déjà le port du hijab avec l'uniforme.


Le Canada n’est pas le seul pays à œuvrer pour le vivre-ensemble : le Royaume-Uni, la Suède et la Norvège ainsi que certains États américains ont adopté des politiques similaires.


La GRC permet en outre aux agents de confession sikhe de porter le turban depuis le début des années 1990.


Nadir Dendoune

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.