Tremblement de terre au Népal : Tahar Manai, le Tunisien, parti gravir l’Everest, va bien

 Tremblement de terre au Népal : Tahar Manai, le Tunisien, parti gravir l’Everest, va bien

Tahar Manaï


 


Tahar Manai, jeune alpiniste de 26 ans, originaire de Sousse, et qui rêve de devenir le premier Tunisien à gravir l’Everest, va bien. Il est depuis trois semaines au Népal. Ce samedi 25 avril, un fort séisme d’une magnitude de 7,8 s’est produit à 80km au nord ouest de Katmandu, la capitale népalaise, et a fait près de 500 morts (un bilan provisoire).

 


Un tremblement de terre qui a été également ressenti jusque dans la région du mont Everest où se trouve Tahar Manai. Le jeune franco-tunisien, habitant l’Essonne (91), a pu joindre son amie restée à Kathmandu, grâce à un téléphone satellite quelques instants seulement pour lui indiquer qu’il allait bien. « La moitié du camp de base est gravement endommagée, il est englouti sous la neige. J’ai eu beaucoup de chance. Je vais bien », a  rassuré Tahar.


Au moins 8 personnes ont été tuées, a annoncé le porte-parole du ministère du tourisme, "sans doute des étrangers ainsi que des sherpas", et trente personnes ont été blessées sur le camp de base d'où partent la majeure partie des expéditions. La nationalité des victimes est encore inconnue. Selon les autorités népalaises, une avalanche s'est déclenchée entre le camp et la cascade de glace du Khumbu située à 5.484 m d'altitude.

 


En avril 2014, une avalanche  survenue juste au-dessus du camp de base avait coûté a vie à 16 guides népalais, provoquant l’arrêt des ascensions vers le sommet le plus haut du monde (8848m).


 


Nadir Dendoune

 

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.