ONU. L’armée algérienne accusée d’assassinat dans les camps de Tindouf

 ONU. L’armée algérienne accusée d’assassinat dans les camps de Tindouf

United Nations Secretary-General Antonio Guterres speaks during a High-level meeting to commemorate the twentieth anniversary of the adoption of the Durban Declaration and Programme of Action: “Reparations, racial justice and equality for people of African descent” as part of the UN General Assembly 76th session General Debate at the United Nations Headquarters on September 22, 2021 in New York. (Photo by JOHN ANGELILLO / POOL / AFP)

L’armée algérienne est accusée de l’assassinat de deux Sahraouis dans les camps de Tindouf, selon un rapport du Secrétaire général de l’ONU. Une accusation déjà mentionnée au régime algérien, accusé d’exécutions extrajudiciaires.

 

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Dans son rapport au Conseil de sécurité sur le Sahara marocain, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a souligné que les titulaires de mandat au titre des procédures spéciales du Conseil des droits de l’Homme ont transmis une communication au sujet des exécutions extrajudiciaires de deux Sahraouis dans les camps de Tindouf, par les forces de sécurité algériennes. Le drame s’est produit dans un site minier près du « camp de Dakhla » à Tindouf en Algérie, en octobre 2020. le Secrétaire général des Nations unies a signalé la communication provenant des experts onusiens au sujet de cet incident. Notamment, du Rapporteur spécial sur les droits de l’Homme des migrants, de la Rapporteuse spéciale sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires et du Rapporteur spécial sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

 

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Les trois Rapporteurs onusiens ont tous exprimé leurs graves préoccupations à l’égard des exécutions extrajudiciaires de deux Sahraouis dans les camps de Tindouf par les forces de sécurité algériennes dans un site minier au sud de la ville d’Auinet Balakraa à Tindouf. Ils ont précisé que la patrouille militaire algérienne a mis le feu au fossé minier, où se trouvaient les deux personnes, et a quitté le lieu sans se soucier de leur sort. Aucune enquête n’a été ouverte sur les circonstances de la mort de ces deux personnes et les coupables n’ont pas été poursuivis.

Les experts onusiens ont tenu à affirmer, dans leur communication, que ces violations font partie d’une tendance plus générale de violations systématiques commises par les forces de sécurité algériennes à l’encontre des populations séquestrées dans les camps de Tindouf et des mineurs migrants, déplorant, particulièrement, la répression et les pratiques discriminatoires à l’égard de ces populations, qui se sont accrues pendant la pandémie de la Covid-19 dans les camps de Tindouf.

Ces experts des droits de l’Homme ont ajouté que les familles des victimes n’osent pas signaler ces violations aux autorités algériennes par crainte des représailles, laissant les populations des camps de Tindouf en danger d’abus par les forces de sécurité algériennes et sans possibilité d’entamer des poursuites judiciaires, et d’empêcher que de telles violations ne se reproduisent.

 

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Un registre noir des violations des droits de l’Homme dans les camps de Tindouf

Le régime algérien est accusé d’exécutions extrajudiciaires contre des Sahraouis. Selon un rapport de l’ONU sur la situation des Sahraouis à Tindouf, des exécutions extrajudiciaires par les forces de sécurité algériennes ont été commises contre deux mineurs sahraouis brûlés vifs, selon un rapport du Haut-commissariat des Nations unies pour les droits de l’Homme (HCNUDH) dont la date de publication n’a pas été précisée.

L’instrument onusien a appelé les autorités algériennes à prendre des « mesures immédiates et concrètes pour mettre fin aux graves violations des droits économiques, sociaux, civils, politiques et culturels » des réfugiés sahraouis. Il souligne qu’« une série de pratiques ont donné libre cours à des schémas de violations graves ». Le rapport, adressé aux autorités algériennes, est signé du Rapporteur spécial sur les droits de l’homme des migrants, de la rapporteuse spéciale sur les exécutions extra-judiciaires, sommaires ou arbitraires et du rapporteur spécial sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

 

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Mohamed El Hamraoui