Après son refus de se positionner, Omar Sy provoque la raillerie des internautes

 Après son refus de se positionner, Omar Sy provoque la raillerie des internautes


 


On connaissait les nombreuses blagues sur Hassan Chalghoumi, l'imam préféré des médias, mais honni par une grande partie de la communauté musulmane, c'est désormais au tour d'Omar Sy, acteur français exilé à Los Angeles de provoquer la raillerie des internautes.


 


 


La raison ? Dans une interview donnée à la chaîne israélienne I24 news diffusée en fin de semaine dernière,  Omar Sy a refusé de se positionner sur le conflit israélo-palestinien estimant qu'il "n'a pas toutes les infos". Et depuis, pleuvent sur les réseaux sociaux, vannes en tout genre et commentaires parfois très désagréables. 



"Je ne comprends pas les artistes qui accordent des interviews à des médias politiques pour ensuite botter en touche", a dénoncé Mounir, conseillant à l'acteur de faire "comme les footballeurs et de  ne pas rentrer pas dans ces débats". "Ou alors, informe toi un minimum", a continué Mounir. "En réagissant de la sorte, il se fait passer pour un inculte et en plus il se met à raison une partie de ses fans à dos".


Effectivement, beaucoup d'internautes, pourtant fans inconditionnels d'Omar Sy n'en revenaient pas du "manque de courage" de l'acteur. Hind et Linda disent être "terriblement déçues". "On l'adorait tellement. Il a baissé dans notre estime", lâchent-elles dégoûtées.  


D'autres internautes utilisent l'ironie. Comme Donia qui propose gentiment d'aider Omar Sy. "S'il a besoin de plus d'informations pour "juger" la situation israélo-palestinienne, je me ferai un plaisir de lui donner un cours sur la situation à Gaza, la colonisation, les perpétuelles agressions d'Israël". "Je peux aussi lui fournir des informations sur Hitler, Staline, Ceausescu, Gargamel, la méchante reine…", a raillé la jeune fille. Bénédicte s'en "fout un peu de ce qu'il (Omar) pense". "Qu'il joue la comédie, et qu'il la ferme, c'est tout ce qu'on attend de lui", dit-elle. 



Mouss préfère en rire: "Sans doute, en parlant de la sorte, il veut être intouchable"…Comme Mouss, Rachid a choisi l'humour : "Omar Sy n'a pas tort !! On n’est pas très informé sur le sujet en France ! BFM ne dit pas tout !". 

Josselin est plus direct. Pour lui, "ne pas prendre position revient à cautionner les pires ignominies de la politique colonisatrice israélienne".


Il y a surtout beaucoup de colèrechez les internautes. Céline : "Il est juste ignare, j'en suis sûre. "Plus d'infos ? ", on croit rêver ! C'est vrai que c'est tout récent cette histoire… Je suis hallucinée de l'inculture crasse de nombre de gens, ça me rend dingue. Et de leur manque d'intérêt pour ce qui se passe au-delà de 20km de chez eux".


Certains, comme Sofien, pensent avoir la raison qui expliquerait le refus de l'acteur de prendre position. Pour le jeune homme, il faut lire entre les lignes : "Quand Omar Sy dit ne pas pouvoir, il faut comprendre : ne pas vouloir … Il a une carrière à gérer et il est encore en bas et tente de percer aux USA dans le fief d'Israël".


Ce dont avec quoi Mina n'est pas tout à fait d'accord : "Tilda Swinton, (Ndlr : une actrice britannique) est ma préférée de tous les acteurs qui affichent clairement leur positions pro-palestiniennes. Aux dernières nouvelles, elle travaille encore". On pourrait aussi ajouter à la liste des fervents défenseurs de la cause palestinienne Éric Cantona ou Ken Loach, tous deux toujours dans le circuit. 



Laissons le mot de la fin à Mina: "Je sais qu'Omar a quitté la France pour vivre à Los Angeles et être enfin tranquille". Avant de conclure : "On ne peut que lui souhaiter d'être très très très très tranquille dans tous les domaines". 


Nadir Dendoune

 


 


 
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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.