Paris. Un rassemblement pour exiger la libération de tous les enfants palestiniens

 Paris. Un rassemblement pour exiger la libération de tous les enfants palestiniens

« La campagne pour la libération de tous les enfants palestiniens emprisonnés par Israël » appelle à un rassemblement, ce samedi 27 Novembre 2021 à 15h, Place de la république à Paris. Selon les organisateurs, en 20 ans, ce serait plus de 12 000 enfants palestiniens qui auraient été arrêtés par l’armée israélienne. Lana Sadeq est co-animatrice de cette campagne.

 

LCDL : Vous dites que la situation n’a jamais été aussi critique pour les enfants palestiniens…

Lana Sadeq : Effectivement, cette année, on assiste à un acharnement de l’armée israélienne contre les enfants palestiniens. Depuis le début de l’année, 1 149 enfants palestiniens ont été arrêtés, soit deux fois plus que les autres années. Certains d’entre eux avaient 10 ans…

Pour quels faits sont-ils arrêtés ?

Essentiellement, pour des jets de pierre sur les soldats de l’armée israélienne. Jugés devant des tribunaux militaires, ce qui est illégal au regard des conventions internationales, ils sont alors condamnés à des peines de prison allant de quelques mois à quelques années. Ils devraient être jugés devant des tribunaux pour enfants.

Samir El Rimaoui et Ayham Sabbah avaient été arrêtés il y a deux ans à l’âge de 16 ans. Leur procès a duré deux ans, le temps qu’ils deviennent majeurs et ont été alors condamnés à perpétuité.

Pourquoi selon vous, l’Etat d’Israël s’acharne autant sur les enfants palestiniens ?

L’occupant israélien cherche à les briser. Quand on brise les enfants, on brise toute la société. Une majorité de ces enfants, quand ils sortent de prison, ne vont plus à l’école. A l’intérieur des geôles israéliennes, beaucoup sont torturés, humiliés. L’armée israélienne leur met également la pression pour qu’ils deviennent en grandissant des informateurs.

Pourquoi ce rassemblement ce samedi ?

Nous avons demandé d’être reçus par le gouvernement français. Nous attendons toujours leur réponse.
Celui-ci doit intervenir auprès du gouvernement israélien pour mettre fin à cette situation dramatique. Cela ne peut plus durer. Nous exigeons la libération immédiate de tous les enfants palestiniens emprisonnés dans les geôles israéliennes.

Lien de la pétition : cliquer ici.

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.