Pass sanitaire : quel curseur pour les sanctions ?

 Pass sanitaire : quel curseur pour les sanctions ?

Deux ministres, deux stratégies dans l’application du pass sanitaire. Ugo Padovani / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Les préfets devront être fermes dans l’application du pass sanitaire, c’est ce que souhaite Gérald Darmanin. Pour Gabriel Attal, les sanctions viendront ensuite, on doit d’abord accompagner.

De la fermeté selon le ministre de l’Intérieur, de la souplesse plutôt pour le porte-parole du gouvernement. C’est l’heure des derniers réglages avant l’application début août des nouvelles mesures sanitaires. Et le son de cloche semble varier d’un interlocuteur à l’autre au sujet du pass sanitaire.

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En effet, hier, dimanche 19 juillet, le ministre de l’Intérieur a écrit aux préfets pour leur demander la plus grande fermeté quant à l’application des restrictions sanitaires. Il a insisté sur le contrôle du pass sanitaire pour les établissements qui devront désormais le demander.

 

Fermeture administrative

« Vous veillerez tout particulièrement au respect du contrôle du pass sanitaire par les établissements le requérant dès à présent, et notamment les établissements de nuit », écrit le chef de la Place Beauvau. La « fermeture administrative des établissements n’y procédant pas, ou de façon lacunaire, sera prononcée à brève échéance ». Dans cette même lettre, Gérald Darmanin demande également aux préfets de veiller à ce qu’ils proposent aux Français une « offre vaccinale adaptée pendant l’ensemble de la période estivale ». Enfin, il appelle aussi à accélérer la vaccination pour les agents publics, en particulier ceux en contact avec le public.

 

Souplesse et accompagnement

Invité sur France Info ce lundi matin, Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement, n’a pas affiché le même souci de fermeté vis-à-vis des Français. Ou en tout cas, pas dans un premier temps. Il a en effet plutôt évoqué une forme de « souplesse » et d’« accompagnement ». Et, dans un second temps seulement, « des sanctions si manifestement certains ne veulent pas appliquer les règles ». Il y a « des contrôles extrêmement nourris dans les discothèques », a d’ailleurs rappelé Gabriel Attal, « dans la grande majorité des cas, les règles sont respectées ».

Chloé Juhel