La France insoumise demande la libération de Georges Ibrahim Abdallah

 La France insoumise demande la libération de Georges Ibrahim Abdallah

© AFP


Alors que le président français Emmanuel Macron doit rencontrer son homologue libanais ce lundi 11 février, les députés de la France insoumise ont appelé dans un communiqué à la libération de Georges Ibrahim Abdallah, militant communiste libanais engagé dans la défense de la cause palestinienne, aujourd’hui âgé de 67 ans et détenu en France depuis maintenant 35 ans.  


En 1987, il est condamné en France à la réclusion à la perpétuité par la Cour d’assises spéciale de Lyon pour complicité dans l’assassinat de deux diplomates en 1982 à Paris, l'Américain Charles Ray et l’Israélien Yacov Barsimentov. 


« Qu’est-ce qui pousse le gouvernement à lui refuser systématiquement ce que la justice lui accorde ? » interrogent les députés. « Et alors qu’il est pourtant libérable depuis 1999, voit son cas faire l’objet, année après année, d’une sévérité qui confine à l’acharnement politique », dénoncent les parlementaires. Libérable donc depuis 20 ans, à deux reprises, la justice française a estimé qu’il pouvait sortir de prison mais à chaque fois, l’Etat français s’y est opposé. En 2013, Manuel Valls, alors ministre de l’Intérieur refuse de signer un arrêté d’expulsion, unique condition à sa libération. La même chose se produit l’année suivante en 2014, alors même que le Liban se déclare prêt à l’accueillir.


« A la suite de beaucoup d’autres parlementaires, français·es et européen·nes, nous, député·es du groupe de La France Insoumise, appelons le Président Macron à l’approche de sa rencontre avec le président libanais Michel Aoun, à reconsidérer la position des autorités française quant au sort qui est fait à M. Abdallah, en s’assurant qu’aucune décision ministérielle ne viendra plus désormais contrevenir à un jugement qui lui aura été favorable », concluent les parlementaires français.


 

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.