Ahed Tamimi sera bien présente à la fête de l’Humanité

 Ahed Tamimi sera bien présente à la fête de l’Humanité

crédit photo : Issam Rimawi / ANADOLU AGENCY/AFP


C'est une bonne nouvelle et une demi-surprise. Ahed Tamimi, cette adolescente palestinienne emprisonnée fin 2017 pour avoir giflé deux soldats israéliens sera bien présente à la fête de l'Humanité qui démarre ce vendredi 14 septembre. 


C'est Patrick Le Hyaric, député européen et patron du journal l'Humanité qui l'a affirmé sur son compte twitter. "Nous avons gagné la présence d'AhedTamimi qui était empêchée par les autorités israéliennes de prendre l'avion pour rejoindre la Fête de l'Humanité. Elle voyage vers nous en ce moment", a-t-il écrit. 

Pourtant, on avait appris plus tôt dans la semaine par le quotidien communiste que les autorités israéliennes avaient fait savoir à la famille Tamimi qu’elle ne quitterait pas la Cisjordanie, où elle réside, "pour des raisons de sécurité".

Ahed Tamimi, une adolescente de 17 aux yeux bleus, à la peau claire et aux boucles blondes est devenue le symbole de la lutte contre l’occupation israélienne après qu'une vidéo la montrant giflant un soldat en Cisjordanie occupée fit le tour du monde.

Le 15 décembre 2017, Ahed Tamimi prenait à partie un soldat israélien qui s’était présenté devant la maison familiale. Peu avant, son cousin Mohammed avait eu la boîte crânienne fracassée par une balle en caoutchouc. Il est aujourd'hui défiguré. Ahed Tamimi s’était avancée avec sa cousine. Sa mère Nariman filmait. Pour cela, elle écopera de la même peine de prison que l’adolescente. 

Détenue depuis décembre 2017, Ahed Tamimi avait été condamnée à huit mois de prison. Elle a été libérée le 29 juillet. 

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.