Eurovision : L’Islande sanctionnée pour des banderoles palestiniennes

 Eurovision : L’Islande sanctionnée pour des banderoles palestiniennes


L’image avait fait le tour du monde. Celle du groupe islandais Hatari déployant des banderoles aux couleurs palestiniennes en plein Eurovision alors que la compétition musicale était organisée en Israël. Un geste politique qui a valu à l’Islande une sanction financière. 


« Lors du grand final du concours de la chanson Eurovision 2019, les artistes islandais Hatari ont déployé une banderole à l’écran, enfreignant la règle 2.6 qui interdit la politisation de l’évènement », a expliqué l’Union européenne de Radio-télévision (UER), organisatrice du concours, dans un communiqué diffusé samedi 21 septembre.


Les membres du groupe Hatari, connus pour leur opposition déclarée à l’occupation israélienne des territoires palestiniens, avaient déployé en mai dernier, à Tel-Aviv où se déroulait le concours, des banderoles aux couleurs palestiniennes au moment de l’annonce des résultats, suscitant des sifflets dans le public.


La règle 2.6 prévoit que « les diffuseurs participants » doivent entreprendre les démarches auprès des équipes en lice pour « faire en sorte que le concours ne soit en aucun cas politisé ou instrumentalisé ».


De ce fait, l’UER a décidé que la chaîne publique islandaise, membre de l’UER, devait se voir infliger « une sanction financière en accord avec les règles de la compétition ». L’UER n’a cependant pas révélé le montant de l’amende.


Lors du même concours, la chanteuse Madonna, qui s’était produite sur scène, avait été critiquée par la ministre de la Culture israélienne, car des danseurs de la star arboraient sur leur dos des drapeaux palestiniens. « C’était une erreur, on ne peut pas mélanger la politique à un événement culturel, avec tout le respect que je dois à Madonna », avait affirmé alors la ministre israélienne de la Culture Miri Regev.

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.