Israël bloque de nouveau la livraison des carburants à Gaza

 Israël bloque de nouveau la livraison des carburants à Gaza

ISRAEL-PALESTINIENS-GAZA Carte et données socio-économiques sur la bande de Gaza selon un rapport des Nations unies de juillet 2017.


Israël a bloqué une nouvelle fois ce jeudi 2 août la fourniture de carburant et de gaz à la bande de Gaza, a annoncé dans un communiqué le ministre de la Défense, Avigdor Lieberman, connu pour son discours xénophobe anti-arabe. 


Cette mesure va toucher une enclave qui souffre déjà de très graves coupures d’électricité, notamment pour les hôpitaux.


M. Lieberman, dans un communiqué, a affirmé que cette sanction a été prise en réaction à "la poursuite du terrorisme à l’aide de ballons incendiaires et des affrontements à la frontière" entre Israël et Gaza.


Le 17 juillet, Israël avait durci le blocus autour de la bande de Gaza imposé depuis plus d’une décennie en imposant l’arrêt des fournitures de carburant à l’enclave palestinienne. Une mesure prise en guise de rétorsion à l’envoi de "cerfs-volants et de ballons incendiaires" de la bande de Gaza vers le sud d’Israël, où 3000 hectares sont partis en fumée, selon les autorités.


Le 9 juillet, Israël avait annoncé la fermeture du terminal de Kerem Shalom, le seul point de passage de marchandises entre Israël et la bande de Gaza, où 80 % des deux millions d’habitants sont tributaires d’une aide, selon la Banque mondiale.


Ces restrictions ont été partiellement levées à la suite d’une trêve intervenue à la fin juillet entre Israël et le Hamas au pouvoir dans la bande de Gaza, qui avait mis fin à des affrontements meurtriers.


L’envoi de cerfs-volants avait ensuite fortement diminué, mais ils ont repris ces derniers jours, selon les services des pompiers israéliens.


A quand une interdiction des briquets et des allumettes  ? Ou de toute vie du peuple palestinien  ? 


Nadir Dendoune

Avatar photo

Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.