Religion. Covid-19 : Pèlerinage à la Mecque maintenu mais limité

 Religion. Covid-19 : Pèlerinage à la Mecque maintenu mais limité

Les musulmans de France sont appelés, par le CFCM, à reporter leur pèlerinage à la Mecque à l’année prochaine. AFP

Le grand pèlerinage à La Mecque est bien maintenu. Après de nombreuses incertitudes, l’Arabie Saoudite confirme la tenue de ce rassemblement religieux majeur.

 

Maintenu mais limité

« Il a été décidé que le Hajj pour cette année (1441 H / 2020) se tiendra, avec la participation d’un nombre très limité de pèlerins ». Cette annonce a été faite hier (22 juin) via la Saudi Press Agency (SPA). Si le Royaume d’Arabie saoudite a confirmé le maintien du Hajj, il a également insisté sur l’importance de préserver « la sécurité et la santé publique mondiale ». Une attention particulière sera apportée à l’observation des « mesures préventives et les protocoles de distanciation sociale nécessaires pour protéger les êtres humains » selon la SPA.

 

Covid-19 et Arabie Saoudite

Toutes les précautions seront donc prises, ceci d’autant plus que le Royaume connaît une intensification du Covid-19. Alors que le pays avait lancé son déconfinement fin mai, depuis le 16 juin le nombre de contaminations est reparti à la hausse avec 3000, parfois 4000, nouveau cas chaque jour. Le nombre de décès est lui aussi en progression avec plus de 40 morts par jour depuis une semaine.

 

Musulmans de France

Le 11 juin dernier, Le Conseil Français du Culte Musulman (CFCM) prônait le principe de précaution. Ce dernier recommandait aux musulmans de France de reporter le pèlerinage à la Mecque (Hajj) de l’année 2020/1441, à l’an prochain. En outre, le CFCM appelait également les organisateurs de ces pèlerinages à faire preuve de responsabilité. Ces derniers sont invités à privilégier la santé de tous plutôt que l’aspect économique. « Le CFCM appelle solennellement les opérateurs du Hajj, dont la responsabilité morale et juridique est immense, à renoncer cette année à l’organisation du pèlerinage afin de préserver la vie de leurs candidats qui sont souvent d’un âge

avancé et donc davantage vulnérables au COVID-19 ».

Charly Celinain

Charly Celinain