Paris : Lyes Boukhatem, 17 ans, a disparu depuis lundi

 Paris : Lyes Boukhatem, 17 ans, a disparu depuis lundi


Depuis ce lundi 25 février, Fethia Boukhatem, la maman du jeune Lyes, 17 ans ne dort plus. "Depuis lundi 22h, il a disparu. Nous n'avons plus de nouvelles. Son téléphone est éteint depuis", dit, la voix remplie d'émotion, cette maman de 7 enfants qui vit dans le 10e arrondissement de Paris, à proximité de la station de métro Bonne Nouvelle. 


Ce soir là, Lyes, un grand gaillard d'un mètre 90, porte un blouson noir de marque "North Face", une paire de Nike noire et rouge et un pantalon beige. Fethia a peut-être une explication sur la disparition de son fils.


"Nous avons reçu un courrier de son établissement lundi dernier où on apprenait que Lyes avait plusieurs absences injustifiées. Son père a essayé de l'appeler pour discuter de cela avec lui et depuis rien", explique la maman très inquiète.


"Ça ne lui ressemble pas. Lyes est un bon élève, il est délégué de classe. Il n'a jamais fait de bêtises. Aucun professeur ne s'est jamais plaint de lui. Pourquoi séchait-il certains cours ?", s'interroge Fethia qui n'a pas pu joindre le lycée de son fils, fermé pour cause de vacances scolaires.


La police est prévenue et Fethia doit se rendre au commissariat ce mercredi après-midi. En compagnie de ses proches, Fethia a aussi commencé à coller des affiches dans tout le quartier. Elle a appelé tous les copains de Lyes. "Sa meilleure amie m'a dit qu'elle craignait qu'il se soit suicidé", lâche dépitée Fethia. Si vous avez des informations sur la disparition de Lyes, vous pouvez appeler le 06 427 407 37

Avatar photo

Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.