Paris – Un camerounais de 69 ans, atteint d’Alzheimer, a disparu

 Paris – Un camerounais de 69 ans, atteint d’Alzheimer, a disparu


La famille de Jacob Tchantchuing, un camerounais de 69 ans, atteint de la maladie de l'Alzheimer, disparu ce lundi 9 septembre à Paris à proximité du boulevard Charonne dans le 20e arrondissement est inquiète.


"On a pu avoir accès aux caméras de l’immeuble. Mon père a quitté son domicile en début d’après-midi. Et depuis, plus rien", explique au Courrier de l’atlas Obamax son fils.


Jacob Tchantchuing était habillé d'une veste noire et d'une chemise blanche. Chauve, il ne portait pas de casquette ce jour-là. Jacob Tchantchuing, atteint de la maladie d’Alzheimer était de passage à Paris pour des rendez-vous médicaux. 


"Je suis allé le chercher à l’aéroport ce lundi matin avant de le déposer chez lui. Il avait l’air d’aller bien. Je suis allé travailler ensuite et je devais le récupérer à 15h. Il est parti juste avant mon retour", continue inquiet son fils. 


A la découverte de sa disparition, la famille de Jacob Tchantchuing a tout de suite lancé un appel sur les réseaux sociaux. Un appel très relayé. Il faut dire que Jacob Tchantchuing est également le père de Maxime Puemo Tchantchuing, plus connu sous le nom de Moussa Ibn Yacoub, humanitaire de 28 ans interpellé au Bangladesh fin 2015. 


En mission pour aider les Rohingyas, il avait été placé en liberté conditionnelle après soixante-dix jours de détention, la justice du Bangladesh avait fini par abandonner toutes les charges qui pesaient contre lui. "J'ai besoin de vous. Ce n'est pas facile à vivre" a écrit ému sur sa page Facebook Moussa Ibn Yacoub. 


"On a placardé des affiches un peu partout dans le quartier. Nous sommes allés au commissariat, nous avons fait le tour des hôpitaux", raconte encore Obamax. Des recherches qui pour l’instant n’ont pas porté leurs fruits. "On ne lâchera pas. La police nous a dit qu’il n’a pas utilisé son pass navigo", précise Obamax. "On peut alors penser qu’il n’est pas très loin", espère son fils. 

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.