La Suisse restitue 3,5 millions d’euros (9,4 millions de dinars) à la Tunisie

 La Suisse restitue 3,5 millions d’euros (9,4 millions de dinars) à la Tunisie

De droite à gauche : Slim Chiboub


La Suisse vient de restituer à la Tunisie un montant d’environ 3,8 millions de francs suisses (3,5 millions d’euros) à la suite d'une demande d’entraide judiciaire de Tunis accélérée par une procédure d’arbitrage de l’Instance Vérité et Dignité. Pour rappel, la Suisse avait bloqué dès les évènements de la révolution tunisienne de 2011 quelque 60 millions de francs suisses appartenant au clan Ben Ali.


L'argent bloqué en Suisse est en lien avec un proche du président déchu en 2011, son gendre Slim Chiboub. Il a été est transmis aux autorités tunisiennes qui détermineront le sort de ces avoirs, avait souligné le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) dans un communiqué le 26 mai.


Le Conseil fédéral suisse avait ordonné début 2011 pour trois ans le blocage à titre préventif de tous les avoirs en Suisse du président Ben Ali et de son entourage. Prolongé de trois ans, le blocage était arrivé à échéance en janvier 2017. Il a été reconduit d'une année en décembre dernier.


En mai 2016, la Suisse avait procédé à une première restitution d'un montant d'environ 250 mille francs suisses.


Transférés à la trésorerie générale de l’Etat, les fonds de l’Homme d’affaires, Slim Chiboub, gelés en Suisse, ont été restitués à la faveur d’un accord d’arbitrage et de conciliation, a annoncé l’IVD ce weekend.


« Cette opération s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par la commission d’arbitrage et de conciliation visant à déterminer la valeur totale des fonds détournés par Slim Chiboub avant de les restituer à la trésorerie générale de l’Etat et d’aboutir à une décision finale entre les deux parties », précise la même source.


Avant cela, seuls des avoirs de Leila Trabelsi Ben Ali, 28 millions de dollars placés dans des banques libanaises, avaient été restitués par les autorités du Liban à la Tunisie en avril 2013. Six années de tergiversations qui attestent de la complexité et de l’inertie de ce type de restitution.


 


S.S

Seif Soudani