Le documentaire Ghost Hunting représentera la Palestine aux Oscars

 Le documentaire Ghost Hunting représentera la Palestine aux Oscars

Le réalisateur palestinien Raed Andoni («Ghost Hunting») après avoir reçu l’ours d’argent du meilleur documentaire lors de la cérémonie de remise des prix du 67ème Festival de la Berlinale à Berlin


La nouvelle est tombée ce jeudi 30 août au matin. "Ghost Hunting" du réalisateur Raed Andoni représentera la Palestine aux oscars 2019 dans la catégorie du meilleur film étranger. L'an passé, c'était "Wajib" d'Annemarie Jacir qui avait été choisi.


Huit ans après l’excellent "Fix Me", le cinéaste palestinien Raed Andoni revient avec "Ghost Hunting", Prix du meilleur documentaire à Berlin en 2017. 


Dans "Ghost Hunting", le réalisateur reconstitue dans un hangar de Ramallah un centre d'interrogatoire israélien. A travers des jeux de rôle, d'anciens détenus vont revivre leur détention y compris les mauvais traitements.


"Depuis 1967, plus de 800 000 Palestiniens ont été emprisonnés et ont subi des harcèlements physiques et psychologiques à l'intérieur des prisons israéliennes. La Palestine est une société  composée d'anciens prisonniers et derrière la douleur qu'il y a dans chaque expérience de prison, les Palestiniens arrivent à la transformer fièrement en un travail d'art", a réagi sur sa page Facebook Raed Andoni, rappelant que "Ghost Hunting a pu voir le jour grâce aux anciens prisonniers palestiniens. Nous sommes très fiers que ce film représente la Palestine aux Oscars". 


Il s’agit là de la onzième production cinématographique proposée par la Palestine, depuis 2003 aux Oscars. 

Avatar photo

Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.