Dido, first queen of Carthage

 Dido, first queen of Carthage

photo du film « Didon


Didon, un nom qui évoque cette femme incroyable, phénicienne et princesse, qui a créé la ville antique et mythique, Carthage ! Pour mettre en valeur ce patrimoine, la fondation Rambourg, présidée par Olfa Terras Rambourg a confié à l'artiste Juliette Deschamps, une série de vidéos "Dido, first queen of Carthage". Le tout donne un spectacle vivant, musical et contemporain.


Juliette Deschamps est tombée dedans quand elle était petite ! Entre son père, créateur des Deschiens (Jérôme Deschamps) et sa mère, metteuse en scène et co-créatrice de la troupe (Macha Makeieff), le patrimoine génétique était dévoué à l'art et au spectacle. 


Elle, qui a été distinguée à Shanghaï Biennale 2014, conçoit depuis plusieurs années des spectacles, véritables performances vidéos totalement en phase avec son temps. Touche-à-tout, elle peut autant mettre en scène, réaliser des clips ou composer. C'est la combinaison de tous ses talents qu'elle a mis en avant à travers un nouveau système de vidéomix (ou VJing), qui permet à des musiciens d'accompagner sur scène et en live des images qu'elle a réalisées.


C'est donc tout naturellement qu'Olfa Terras Rambourg, présidente de la fondation Rambourg lui a passé commande pour une oeuvre sur Didon, la première reine de Carthage. Olfa Terras Rambourg fait partie des mécènes qui comptent pour l'art en Tunisie. A travers sa fondation, cette philanthrope discrète, mère de 5 enfants, née d'un père bizertin et d'une mère corse, est l'instigatrice de l'expostion "L'éveil d'une nation" sur l'histoire pré-coloniale du pays qui avait fait grand bruit en Tunisie.


Olfa Terras tente dés qu'elle le peut, de mettre en valeur le patrimoine, l'éducation et la culture de son pays d'origine en encourageant les artistes par des prix, des commandes ou des projets, comme ce centre culturel des arts et métiers au Mont Samama qu'elle doit bientôt inaugurer.


La rencontre entre Olfa Terras Rambourg et Juliette Deschamps, sur proposition de la galériste d'art contemporain, Elizabeth Krief, a donné naissance à ce portrait contemporain et en image de la reine Didon, dont le destin a inspiré les plus grands artistes. Pour jouer les rôles de cette oeuvre, ce sont des jeunes tunisiens et tunisiennes qui apparaissent pour la première fois à l'écran. 


Une oeuvre à l'esthétique rare, poignante et en phase avec l'évocation de cette princesse, née à Tyr et soeur de Pygmalion, qui a fondé la ville antique de Carthage avant de s'immoler plutôt que d'épouser Hiarbas, le roi des Libyens. 



 


 


 

Yassir Guelzim

Yassir GUELZIM

Journaliste, auteur et réalisateur, Yassir Guelzim évolue depuis plus de vingt-cinq ans entre presse écrite, radio, télévision et documentaire. La constante de son parcours : décrypter les dynamiques politiques, les sociétés en mouvement et les fractures du monde contemporain.Collaborateur du courrier de l'atlas depuis 2017, il a également travaillé en tant que journaliste à LCI pendant près de quinze ans mais aussi France 3, RMC Moyen-Orient–RFI, France Inter et France Culture, couvrant notamment les élections marocaines de 2002 et de nombreux enjeux liés au monde arabe et à l’espace méditerranéen.Son travail s’est progressivement étendu à l’écriture et à la réalisation documentaire. Co-auteur et co-réalisateur de L’Archipel des Français Libres (France 5, 2021), il explore les mémoires maritimes et les trajectoires méconnues de l’histoire française. L’ouvrage tiré du film reçoit une mention du jury du Prix Étienne Taillemite en 2023. En 2024, il signe également La Prohibition Américaine, une aubaine française, diffusé sur France 5 dont un ouvrage aux éditions Mon Autre France sortira en octobre 2026.Fondateur de la société Mediterranean Press TV News Production, qu’il dirige pendant dix ans, il produit des reportages et documentaires diffusés sur Arte, France 24, Al Jazeera ou Sky News Arabic.Diplômé du département de Sciences Politiques de Paris La Sorbonne et de l'Université de sciences économiques de Montpellier I, Yassir Guelzim conjugue regard analytique, rapport économique et exigence narrative. Spécialisé sur l'économie, il peut aussi traiter de questions politiques, géopolitiques ou sociétales. Ses articles et interviews interrogent les rapports de pouvoir, les identités politiques et les mutations géopolitiques, avec une attention particulière portée sur le Maroc, l'Afrique, le Proche-Orient et les sociétés méditerranéennes.