Pas de poursuite contre Boualem Snaoui pour ses affiches dénonçant « Le terrorisme d’Etat d’Israël »

 Pas de poursuite contre Boualem Snaoui pour ses affiches dénonçant « Le terrorisme d’Etat d’Israël »

Le département a abandonné les poursuites à l’encontre de Boualem Snaoui. Crédit: DR


L'affaire vient d'être classée sans suite par le parquet de Pontoise. Et c'est une bonne nouvelle. René Taieb, candidat PS aux élections municipales de Montmagny (95) et responsable du CRIF (Conseil Représentatif des Institutions Juives de France) pour le département a abandonné les poursuites à l'encontre de Boualem Snaoui, l'un des porte parole du parti Ensemble dans le Val d'Oise (95), une composante du Front de Gauche. 


 


René Taieb avait déposé plainte en février 2014 pour "dégradation de ses affiches et incitation à la haine raciale". Boualem Snaoui avait collé sur les affiches du candidat PS des minis tracts dénonçant "le terrorisme d’Etat d’Israël"


Surpris par des caméras de surveillance, des policiers étaient venus interpeller Boualem Snaoui à son domicile le 25 février 2014 comme un vulgaire délinquant. Menotté, il avait été conduit au commisariat et avait été placé en garde à vue pendant huit heures. Boualem Snaoui avait dénoncé alors "une arrestation arbitraire".


 "C’est une sortie par le haut. Cela va lever toutes les ambiguïtés ", a déclaré Boualem Snaoui en apprenant la bonne nouvelle. Ce dernier s'est dit attaché à "lutter contre tous les racismes et l’antisémitisme". Il a également proposé à René Taieb un débat public. "L’essentiel, c’est de faire un travail pédagogique"


 


 


Nadir Dendoune

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.