Aulnay-sous-Bois. La 6e édition du festival de courts métrages « Hallnaywood » a lieu ce samedi

 Aulnay-sous-Bois. La 6e édition du festival de courts métrages « Hallnaywood » a lieu ce samedi

Festival Hallnaywood – Les membres du jury de l’année 2021, avec au centre le parrain de l’édition, l’acteur Saïd Taghmaoui. Photo : DR

C’est déjà la sixième édition ! Le festival de courts métrages « Hallnaywood », unique en son genre, implanté en Seine-Saint-Denis, revient ce samedi 10 septembre à 14h.

 

Comme lors des précédentes éditions, le festival aura lieu au théâtre Jacques Prévert à Aulnay-sous-Bois (93). L’organisation s’est entourée cette année une nouvelle fois d’un jury de qualité, avec entre autres le réalisateur David Diane, l’acteur Samir Decazza, Steven Clemira, ou encore Horya Benabet, connue pour son rôle dans la série Plus belle la vie. Un jury présidé par le talentueux rappeur et acteur « Fianso ». 

« Cette année, nous avons reçu plus de 200 films, preuve que notre festival intéresse de plus en plus de monde, se félicite Djamal Soifeini, l’un des fondateurs de « Hallnaywood ». Il a fallu alors sélectionner une vingtaine de films. C’est long parce que nous travaillons essentiellement avec des bénévoles qui ont pris sur leur temps libre pour faire leurs choix », détaille encore ce dernier. Les 20 courts métrages présélectionnés seront diffusés au Théâtre cinéma Jacques-Prévert, avant la délibération et la remise des trophées ce samedi. 

Créé en 2017 par l’association Keep Smile, le festival « Hallnaywood », fondé par Larif Mze et Djamal Soifeini a pour vocation d’ouvrir le cinéma aux habitants des quartiers populaires, en les incitant à faire des films.

« A la base, nous sommes une bande de cinéphiles qui a eu envie de faire partager leur passion aux autres. Ça a commencé en mettant en place avec des jeunes de la ville d’Aulnay-sous-Bois des sorties cinéma, des ciné-débats, des sorties en avant-première de films, des participations en tant que spectateurs à des festivals de cinéma, notamment à Cannes en 2013. Et puis, à force de voir des films, nous avons été inspirés pour raconter en images nos propres histoires et encadrer des films d’ateliers », explique Djamal Soifeini. 

A chaque édition, un autre public, « plus parisien » franchit le périphérique pour assister aux projections. « C’est important ces rencontres. C’est bénéfique pour tout le monde, pas seulement pour les habitants des quartiers populaires », rappelle Djamal Soifeini. 

« Aulnay-sous-Bois est une ville, qui comme de nombreuses communes du 93, a en son sein de nombreux talents artistiques, avec une jeunesse très créative. On pourrait se demander comment ça se fait qu’il n’y avait pas avant de festival de ce genre dans notre ville ? », ironise le cofondateur du festival. 

Différentes catégories de films seront distinguées ce samedi, parmi celles du meilleur film, meilleur film aulnaysien, meilleur film « très très court » (moins de 5 minutes), coup de cœur du jury et prix du public. « Cette année, il y a un nouveau prix, celui du meilleur acteur et de la meilleure actrice », précise Djamal Soifeini. 

Ce vendredi soir, le festival s’ouvre à l’UGC Ciné Cité O’Parinor (Aulnay-sous-Bois). Au cours de cette soirée d’inauguration, les membres du jury seront présentés au public et les films lauréats des années précédentes seront projetés.

 

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.