Nazira Mamode va gravir cinq sommets pour sensibiliser à la maladie d’Alzheimer

 Nazira Mamode va gravir cinq sommets pour sensibiliser à la maladie d’Alzheimer

Nazira Mamode va gravir cinq sommets pour sensibiliser à la maladie d’Alzheimer. Les pays qu’elle traversera : Algérie, Egypte, Tanzanie, Rwanda et France. Photo : DR

Pour rendre hommage à son papa atteint d’Alzheimer et décédé en février dernier, la Française Nazira Mamode, 39 ans, coach sportive, s’est lancée un défi : atteindre en cinq mois les plus hauts sommets des pays qu’elle compte traverser (Algérie, Egypte, Tanzanie, Rwanda et France), et sensibiliser sur place à cette maladie neurodégénérative qui touche de plus en plus de gens à travers le monde.

Le 25 octobre prochain, Nazira Mamode quittera Bourgoin-Jallieu, commune de l’Isère où elle vit, pour le désert algérien où commence son périple. Là-bas, elle espère réussir l’ascension du Mont Tahat, un volcan perché à 2908m, plus haut sommet d’Algérie.

Au Courrier de l’Atlas, Nazira Mamode explique la genèse du projet :

« En 2014, suite à un AVC, mon père, âgé de 74 ans est diagnostiqué malade d’Alzheimer. Je décide alors de prendre soin de lui à 100%. Ça a duré huit ans. En février dernier, quand mon papa décède, je comprends que je vais avoir du mal à reprendre le cours normal de ma vie. Comme je suis une passionnée de montagne, -tous les week-ends je pars randonner-, j’ai pensé qu’un tel voyage donnerait un sens à l’épreuve que je venais de traverser », nous explique-t-elle.

En plus de la dimension sportive et l’ascension de cinq montagnes, Nazira Mamode en profitera pour sensibiliser les locaux sur la maladie et sur le quotidien des aidants. « Je suis sûr que les échanges seront riches. On n’imagine pas ce que vivent les familles des personnes atteintes d’Alzheimer, que ce soit ici en France ou ailleurs.  Le monde autour de vous se retrouve chamboulé du jour au lendemain », pointe la quasi-quadragénaire.

Après le Sahara algérien, Nazira Mamode s’envolera en novembre pour l’Egypte où se trouve le Mont Sainte-Catherine, situé au sud du Sinaï, point culminant de la péninsule (2 642 m).

« Chaque ascension est une expédition à part entière et un défi physique, technique et humain puisque je vais voyager seule », rappelle la jeune femme.

En décembre, ce sera au tour du Kilimandjaro, le toit de l’Afrique (5895m), puis en janvier 2024, Nazira tentera l’ascension du mont Karisimbi (4507m), un volcan situé sur la frontière entre le Rwanda de la République démocratique du Congo.

Pour son dernier sommet, le Mont Blanc, elle attendra juillet et les beaux jours pour le gravir. Avec le sentiment du devoir accompli…

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Nazira Mamode
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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.