La cour d’appel de Montpellier reconnaît le contexte raciste d’une agression

 La cour d’appel de Montpellier reconnaît le contexte raciste d’une agression

Le palais de justice de Montpellier, où la cour d’appel a reconnu le caractère raciste d’une agression survenue en 2022.

Les propos racistes sont au cœur d’une décision de la cour d’appel de Montpellier dans une affaire d’agression survenue en 2022 à Verzeille. La juridiction a reconnu le caractère discriminatoire de la phrase « C’est les Noirs qui piquent », prononcée lors du passage à tabac de deux hommes noirs à la suite d’une rumeur infondée.

 

Cette phrase « caractérise une faute civile fondée sur la provocation publique à la haine envers un groupe de personnes à raison de son origine ou de son appartenance raciale », estime la cour d’appel dans un arrêt rendu lundi.

La juridiction infirme donc le jugement du tribunal correctionnel de Carcassonne : il a condamné fin 2024 un des meneurs de l’agression à 18 mois de prison avec sursis pour des violences et pour s’être faussement déclaré gendarme, mais sans retenir le caractère raciste de ses propos.

« L’expression employée, « C’est les Noirs qui piquent », ne se limite pas à désigner les personnes venant d’arriver mais vise, par l’utilisation de la formule générale « les Noirs », un groupe de personnes déterminé à raison de son origine ou de sa couleur de peau », souligne l’arrêt de la cour d’appel.

L’une des victimes, qui a fait appel, a obtenu la somme de 5 000 euros à titre de dommages et intérêts, selon l’arrêt.

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Rumeur infondée

Dans cette affaire, les victimes tentent de faire reconnaître le contexte raciste des nombreux coups et blessures subis le 24 juillet 2022 lors d’un bal de village à Verzeille (Aude).

Ce soir-là, circule une rumeur infondée les accusant d’agressions à la seringue. Les deux hommes ont été coursés par plusieurs personnes et violemment passés à tabac.

Deux autres agresseurs, dont un adjoint au maire de la commune de Verzeille, ont été condamnés à un an avec sursis, tandis qu’un quatrième prévenu a été relaxé.

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Chloé Juhel

Chloé Juhel fait partie de la rédaction web du Courrier de l’Atlas. Elle participe à la production d’articles d’actualité et au développement des contenus numériques du média.