Le chiffre de la semaine : 23,4 millions

 Le chiffre de la semaine : 23,4 millions

Un élève déplacé dans une école primaire soutenue par l’UNICEF au Soudan, où la guerre prive des millions d’enfants d’éducation. © Khaled DESOUKI / AFP

Jusqu’à 23,4 millions d’enfants supplémentaires pourraient basculer dans la pauvreté d’ici à la fin de l’année. C’est l’alerte lancée par l’UNICEF dans une récente analyse portant sur plus de 167 pays, qui mesure les effets économiques du conflit au Moyen-Orient.

En bref

  • L’UNICEF alerte sur une hausse potentielle de la pauvreté infantile.
  • Jusqu’à 23,4 millions d’enfants pourraient être concernés.
  • L’analyse couvre plus de 167 pays.
  • L’Afrique et l’Asie concentreraient près de 80 % des nouveaux cas.
  • L’inflation alimentaire et énergétique aggrave la situation.
  • Les risques incluent le travail forcé, les violences et le mariage précoce.
  • L’UNICEF appelle à maintenir les investissements sociaux.

Confrontés à la guerre, aux déplacements forcés et à l’effondrement des services essentiels, les jeunes sont les premiers touchés. Mais les répercussions dépassent largement cette seule zone géographique.

Alimentation et éducation devenues inabordables

« Ce sont les enfants qui paient le prix de l’escalade du conflit au Moyen-Orient, y compris ceux qui se trouvent bien loin de la région », souligne la directrice générale de l’UNICEF, Catherine Russell.

« Plus cette situation perdurera, plus les conséquences seront sévères. La hausse rapide des coûts rend l’alimentation et l’éducation inabordables pour de nombreuses familles. Ces chocs aggravent la précarité de ceux qui vivent déjà dans la pauvreté et peuvent causer des dommages dont les effets se feront sentir tout au long de la vie », ajoute-t-elle.

Dans le scénario le plus pessimiste, ce chiffre vertigineux pourrait être atteint dès la fin de l’année.

L’Afrique et l’Asie en première ligne

Près de 80 % de cette hausse concernerait l’Afrique et l’Asie, où les ménages sont particulièrement vulnérables à la flambée des prix de l’alimentation et de l’énergie.

Les effets sont déjà visibles : explosion du coût du carburant en Somalie, renchérissement de l’aide humanitaire en Éthiopie, perte de pouvoir d’achat des familles au Nigéria et au Bangladesh.

Au-delà de la faim et du décrochage scolaire, l’aggravation de la précarité expose davantage les plus vulnérables au travail forcé, aux violences et, pour les filles, au risque de mariage précoce.

L’UNICEF avertit que cette crise pourrait anéantir des années de progrès dans la lutte contre la pauvreté infantile et appelle les gouvernements à préserver les investissements dans la santé, la nutrition, l’éducation et la protection sociale.

Vos questions sur l’alerte de l’UNICEF concernant la pauvreté infantile

Que révèle la dernière étude de l’UNICEF ?

Elle estime que jusqu’à 23,4 millions d’enfants supplémentaires pourraient basculer dans la pauvreté d’ici la fin de l’année.

Quels pays sont les plus touchés ?

L’Afrique et l’Asie représenteraient près de 80 % de cette augmentation.

Pourquoi le conflit au Moyen-Orient a-t-il des conséquences mondiales ?

Il entraîne des perturbations économiques qui affectent notamment les prix de l’énergie et de l’alimentation.

Quels sont les risques pour les enfants concernés ?

La faim, le décrochage scolaire, le travail forcé, les violences et le mariage précoce.

Que demande l’UNICEF aux gouvernements ?

Préserver les investissements dans la santé, l’éducation, la nutrition et la protection sociale.

 

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Fadwa Miadi