Chroniques à Budapest : Nawal Meniker sait ce qu’elle doit faire

 Chroniques à Budapest : Nawal Meniker sait ce qu’elle doit faire

Nawal Meniker. Crédit photo : Gaëlle Mobuchon / FFA

Notre journaliste Nadir Dendoune couvre les mondiaux d’athlétisme à Budapest. Il a rencontré la sauteuse en hauteur française, Nawal Meniker, motivée comme jamais.

La sauteuse en hauteur Nawal Meniker est actuellement à Budapest pour les championnats du monde d’athlétisme. Elle s’est brillamment qualifiée pour la finale. Après l’avoir longuement rencontrée en juin dernier, je la retrouve juste avant son concours, motivée comme jamais,
prête au combat.

L’attente n’a pas été trop longue. Vous  sautez à 48 heures de la fin des Championnats….

Nawal Meniker : Je suis arrivé mercredi à Budapest donc je n’ai pas eu à attendre longtemps. De toute façon, les Championnats du monde sont une compétition comme une autre. Je vais retrouver les mêmes filles que je vois dans les meetings.

La pression est-elle en train de monter ?

Nawal Meniker : Franchement, non. Je n’ai pas d’appréhension et sais où je vais et ce que j’ai à faire. Je me suis entraînée très dur cette année. C’est aussi une année sans blessures. J’en ai tellement eu par le passé. Je prends aussi ces Championnats comme une répétition avant les Jeux Olympiques de Paris.

Il va faire très chaud et très humide sur le sautoir…

Nawal Meniker : Pas de soucis pour moi, je suis sur une sudiste ! (Ndlr : originaire de Perpignan). Et puis je m’entraîne six mois dans l’année à El Paso aux États-Unis.

La barre de qualification pour la finale est à 1m94…

Nawal Meniker : Oui. Si je la franchis, je fais coup double : je bats mon record et j’entre en finale. Et c’est clairement l’objectif.

Justement, qu’est ce qu’il vous manque pour grapiller quelques centimètres qui vous permettraient de jouer la médaille dans les grands championnats ?

Nawal Meniker : La hauteur est une discipline très technique. Chaque détail est important pour réaliser le saut parfait : la vitesse de la course, l’impulsion au moment du saut…Je dois continuer à travailler techniquement sur les acquis et les non acquis. Je suis persuadée que j’ai tout ce qu’il faut pour atteindre le très haut niveau.
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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.