Concert unique à Paris de l’artiste palestinien Faraj Suleiman ce mercredi au Cabaret Sauvage

 Concert unique à Paris de l’artiste palestinien Faraj Suleiman ce mercredi au Cabaret Sauvage

Le compositeur palestinien Faraj Suleiman et son groupe présentent, mercredi 18 mai 2022 à 19h, leur album « Better than Berlin » au Cabaret sauvage.

C’est un événement. Pour la première fois en Europe, Faraj Suleiman, 38 ans, compositeur palestinien et son groupe présenteront ce mercredi soir à partir de 19h au public du Cabaret Sauvage leur album « Better than Berlin ». Des chansons qui racontent des rêves étouffés des Palestiniens à Haifa, à l’ombre du colonialisme et de l’embourgeoisement, mais aussi des mélodies sur l’exil des Palestiniens à Berlin. Un concert unique à Paris à ne pas rater.

 

Concert unique à Paris de l'artiste palestinien Farj Suleiman ce mercredi au Cabaret SauvageLe premier concert de Faraj Suleiman fut un désastre, se souvient Majd Kayyal, journaliste, écrivain et parolier de ce dernier. C’était en 2013, en Palestine.

« Nous nous sommes connus à l’Université. J’étais en philosophie, lui étudiait la musicologie et à la fin de ses études, je l’avais incité à faire un concert, explique Majd Kayyal. Malgré le fiasco, il a continué dans cette voie. Nous sommes restés amis mais sans jamais travailler ensemble, et puis un jour, je lui ai écrit des chansons pour son premier album. Et on a commencé à se rendre compte qu’il y avait quelque chose d’unique dans notre collaboration, s’enthousiasme Majd Kayyal. Et aujourd’hui, il est un musicien de talent connu et reconnu », embraie-t-il avec fierté.

Log In, son premier album sort en 2014. Il marque le début de son chemin musical. Longtemps inconnu du grand public européen, Faraj Suleiman explose en 2018 au Festival international de jazz de Montreux en Suisse.

 

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« Jouer à Montreux représentait un rêve pour moi comme pour beaucoup de musiciens. A cela s’ajoute le fait que ce concert a véritablement lancé ma carrière en Europe. Après ce récital, j’ai eu beaucoup d’offres de concerts. C’est clairement un moment charnière de mon parcours, qui a basculé du Proche Orient en Occident où j’ai développé une carrière de musicien jazz dans un sens large », avouait à l’époque Faraj Suleiman.

La musique de Faraj Suleiman détonne par son originalité. Ses compositions sont influencées par la culture arabe et orientale ainsi que le jazz et le tango. Le musicien formé à la musique arabe classique met le piano toujours au centre de son œuvre. Faraj Suleiman a composé pour piano solo, pour quartets, quintets, piano et voix féminines et piano pour orchestre. Cet artiste complet est considéré parmi ses pairs dans le monde arabe comme l’un des meilleurs de sa génération.

 

Faraj Suleiman – « Better Than Berlin » au Cabaret Sauvage – Parc de la Villette. Accès par le 59 Bd Macdonald, 75019 Paris

 

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Nadir Dendoune

Nadir Dendoune est journaliste, chroniqueur, écrivain et réalisateur. Il collabore à la rédaction web du Courrier de l’Atlas, où il publie des chroniques et des récits mêlant engagement social, regard critique et expérience personnelle. Né à Saint-Denis de parents algériens, il s’est fait connaître du grand public par son parcours atypique et ses défis hors normes. Aventurier autodidacte, il entreprend un tour du monde à vélo avant de gravir l’Everest sans expérience préalable de l’alpinisme. Cette ascension donne naissance à son livre Un tocard sur le toit du monde (2010), récit autobiographique devenu un succès d’édition et adapté au cinéma en 2017 sous le titre L’Ascension.Auteur engagé, Nadir Dendoune explore dans ses ouvrages les thèmes de l’identité, de l’immigration et des fractures sociales. Dans Lettre ouverte à un fils d’immigré, il s’adresse à la jeunesse issue des quartiers populaires et interroge les déterminismes sociaux. Avec Journal de guerre d’un pacifiste, il revient sur son arrestation en Irak en 2003 alors qu’il servait de « bouclier humain », livrant un témoignage personnel sur la guerre et l’engagement. Il publie également Nos rêves de pauvres (2017), récit intime consacré à son père et à l’histoire de l’immigration algérienne en France.Son travail journalistique et littéraire se caractérise par une écriture directe, incarnée et accessible, nourrie d’expériences vécues. À travers ses chroniques et ses livres, il questionne les rapports de pouvoir, les inégalités sociales et la possibilité de s’affranchir des assignations.Au sein du Courrier de l’Atlas, il contribue au développement éditorial numérique et apporte une voix singulière, à la croisée du récit autobiographique, de l’analyse sociale et du témoignage engagé.